juillet « 2015 « Le blog de Viviane Teitelbaum

Archive pour juillet 2015

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Mais quelle égalité?

mais-quelle-egaliteArticle Libre opinion dans LLB de ce mardi. Egalité politique : en 1965, nous étions en retard. Nous le sommes encore aujourd’hui.. Certes, nous avons gagné des batailles. Oui, il y a cinquante ans, Marguerite de Riemaecker-Legot est devenue la première femme ministre, réjouissons-nous !
Mais avançons sur l’échiquier car les inégalités et leur cortège de violences persistent! En Belgique et en Europe, les femmes gagnent toujours moins que les hommes ; le droit à l’avortement, récemment acquis, est encore fragilisé ( ou remis en question!) et le taux de pauvreté des femmes est toujours plus élevé que celui des hommes.
Or dans une société démocratique, on ne peut se résigner à ce que la moitié de la population soit traitée comme une minorité politique et économique…. lire plus si envie…
http://www.lalibre.be/debats/opinions/mais-quelle-egalite-55b72f003570b54652f98ed1

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“Eros Center”, vraiment?

page-eros-center-la-meuse-copieJe me suis rendue à Seraing avec Pascale Maquestiaux, présidente de la commission ‘” violences et prostitution” du Conseil des Femmes. Nous avons rencontré les personnes prostituées de la rue de Marnix à Seraing; elles aussi sont contre la “maison de passe communale” que Mathot veut construire. La rencontre avec ces femmes était bouleversante. Nous avons beaucoup appris et surtout que nous avons raison de ne pas nous fier à celles et ceux qui racontent que la prostitution c’est glamour, que c’est un choix délibéré et qu’”elles aiment ça!” Oui, même pour celles qui sont “indépendantes”, c’est tout au plus un choix par défaut, si j’ai bien compris ce qu’elles nous ont expliqué.
Mais en tout cas voir un bourgmestre utiliser le CPAS pour participer à cette exploitation, contre leur gré, et avec des loyers anormalement élevés, au lieu de mettre l’argent public à disposition pour aider ces femmes à sortir de la précarité et à se réinsérer… faut le voir et l’entendre pour le croire! Par contre nous n’avons pas encore décidé si et quelle procédure entamer, contrairement à ce que dit l’article de Sud Presse!

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il faut reconnaitre le crime machiste, le combattre

femicide-eventCOMMUNIQUE DE PRESSE MR
LA CONDAMNATION DU FEMICIDE

Ce vendredi 17 juillet, le Parlement régional bruxellois a pris en considération une proposition de résolution rédigée par Viviane TEITELBAUM, MR et Marc LOEWENSTEIN, FDF et cosignée par les député-e-s, tant de la majorité que de l’opposition, Christos DOULKERIDIS, Khadija Zamouri, Marion LEMESRE, Bea Diallo, Julie de Groote, Fouad Ahidar, Brigitte GROUWELS et condamnant le fémicide et visant à dénoncer les actes de violences basées sur le genre. Le fémicide ou féminicide définit le fait de tuer une femme parce qu’elle est une femme.

Si la majorité des homicides touche des personnes sans avoir de lien avec le genre, la majorité des femmes qui sont tuées le sont parce qu’elles sont des femmes. Des centaines de milliers de femmes sont victimes chaque année de fémicide, qu’il s’agisse de crimes d’honneur, de violences conjugales et intrafamiliales ou d’assassinats.

Plusieurs réalités sont dès lors visées par cette résolution : les crimes pratiqués lors de conflits armés, le viol utilisé dans de nombreux pays comme arme de guerre, les crimes d’honneur, l’esclavage sexuel et la traite des êtres humains. Le fémicide couvre également les mutilations génitales, la stérilisation forcée, l’hétérosexualité forcée et les violences intrafamiliales. Ces dernières sont en effet les principales formes de violences pouvant être apparentées au fémicide en Belgique et elles touchent un couple sur huit !

Le « Petit Robert » a introduit dans son édition 2015 le mot « féminicide » et sa définition : « meurtre d’une femme, d’une fille, en raison de son sexe ». Le meurtre est le paroxysme de cette violence. « Régulièrement qualifié de fait divers ou anecdotique par la presse, le meurtre d’une femme est pourtant souvent le reflet d’une situation où la femme est réduite à l’état d’objet, propriété de l’homme », déplore la Députée.
Le terme fémicide est créé pour cibler un type de meurtre, comme c’est le cas pour le politicide, le génocide, ou les crimes à caractère homophobe, raciste etc. Le fémicide vise donc tous les actes de violences fondés sur le genre.

« Un meurtre vaut un meurtre », explique Viviane TEITELBAUM, « il n’y a pas d’échelle de souffrances, mais les crimes ont des natures différentes, qu’il s’agisse de massacres, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de nettoyage ethnique,… Il est donc temps de mettre un mot sur les souffrances de toutes ces femmes à travers le monde. »
« Différentes sortes de crimes sont pénalisés par la loi, mais le crime machiste, n’existe pas. Il faut le reconnaître dans la loi, et se donner les moyens de le combattre », conclut la Députée MR.

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