novembre « 2014 « Le blog de Viviane Teitelbaum

Archive pour novembre 2014

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hommage au courage d’une femme d’exception …

FRANCE-SOCIAL-ABORTION-POLITICS-ANNIVERSARY-FILES…qui a changé la vie des femmes et des hommes en France d’abord et plus largement en Europe!

Devant une Assemblée nationale qui compte, en 1974, neuf femmes pour quatre-vingt et un hommes, Simone Veil a prononcé l’un des discours les plus courageux de la Vème république. Il aura fallu trois jours de débats pour faire voter la loi sur l’IVG. Le discours qu’elle élabore, elle le nourrit de la souffrance des Françaises victimes d’avortements clandestins. Merci Madame Veil pour votre engagement et votre courage ! Qu’il inspire de nombreux et nombreuses hommes et femmes politiques aujourd’hui alors que le droit à un avortement légalisé et sécurisé est remis en cause dans de nombreux pays et toujours inaccessible dans de nombreux pays dans le monde et en Europe !

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la trajectoire de la liste de Schindler …

img_0505…ou les 20 ans de la Fondation créée par Steven Spielberg!
Toujours chercher à construire ce monde que nous rêvons meilleur pour nos enfants. Ou comment, à partir de la trajectoire du film “la liste de Schindler” et les nombreux témoignages enregistrés, essayer d’empêcher que de nouveaux génocides se préparent et ont lieu. Comment à partir de ces témoignages empêcher que d’aucuns tiennent des propos négationnistes à l’encontre du génocide tutsi, arménien et de la Shoah. Comment sur cette base prévenir et contrer ces “morts aux Juifs” que l’on entend à nouveau dans les rues de l’Europe. Comment? On en a parlé avec des académiciens, des chercheurs, historiens, réalisateurs et rescapés de différents génocides à la USC Shoah Foundation, créée par Spielberg. Un moment de partage constructif, émouvant, créatif, fort, très fort.
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Antisémitisme: des excuses de circonstances ne suffisent pas, ne suffiront jamais

Réponse à la Carte blanche du directeur d’ENAR

Alors que se clôture la foire musulmane, il nous faut revenir sur l’affaire Al-Suwaidan, ce prédicateur antisémite récemment interdit de séjour en Belgique.
Tarek Al-Suwaidan déclarait il y a quatre mois « Toutes les mères de la Oumma, pas seulement les mères palestiniennes doivent nourrir leurs bébés à la haine des fils de Sion. Nous les haïssons, ils sont nos ennemis et nous allons instiller cette haine dans l’âme de nos fils jusqu’à ce qu’une nouvelle génération se lève et les efface de la surface de la terre ».
Depuis, il a présenté ses excuses.
Difficile d’y croire.
Difficile, vraiment.
Cet appel à la haine provient d’une personne qui fait profession de convaincre et de mobiliser toute une communauté. Ses excuses arrivent plusieurs mois après les faits, uniquement à la suite d’une médiatisation récente. Peut-être pas tellement parce que ce personnage tient à tout prix à visiter notre pays, mais plus simplement parce qu’il s’aperçoit des dégâts que l’exposition publique de son antisémitisme pourrait faire à son image en Europe.
Ce sont, bien évidemment, des propos qu’aucun leader imprégné de valeurs de respect et de démocratie n’aurait jamais prononcés.

Pour cette raison, le gouvernement belge a décidé, à raison, de lui interdire l’accès au territoire.
Pour cette raison aussi, la diffusion de ses discours à la télévision a aussi été interdite
. Peu importe que ses discours soient accessibles sur internet. L’important est que l’on sache qu’il ne sont pas et ne seront pas tolérés en Belgique.
Monsieur Al-Suwaidan pensait-il vraiment que présenter des « excuses » pourrait suffire à éviter la sanction à laquelle il s’était exposé? Peut-être aurions nous pu commencer à le croire si, par exemple, il avait simplement dit « cette affaire m’a convaincu que j’avais été beaucoup trop loin et je comprends pourquoi les Belges ne peuvent pas me recevoir, je vais m’astreindre à quelques mois de recul, de silence et de réflexion ». Mais non, M. Al-Suwaidan a pensé que de vagues « excuses » suffiraient à lui permettre de venir faire sa conférence en Belgique.
Sachez donc, M. Al-Suwaidan, que ce n’est pas ainsi que ça se passe. Le fait d’être un personnage public et de s’exprimer en pleine connaissance de cause entraîne une responsabilité énorme que des excuses de circonstances ne sauraient suffire à effacer.
Mais pourquoi, vous demanderez-vous sans doute, souhaitons-nous nous exprimer à nouveau sur ce dossier qui peut être considéré comme clos ?
C’est tout simplement parce que nous sommes extrêmement choqué-e-s qu’un autre personnage public, M. Michael Privot, s’exprimant au nom d’une association dénommée EmBeM (pour Empowering Belgian Muslims), soit récemment venu à la rescousse de M. Al-Suwaidan dans un texte diffusé sous forme de carte blanche.
Dans ce texte, M. Privot parle de « rendez-vous manqué ». Selon lui, il aurait fallu inviter comme le représentant d’un islam qui aurait su évoluer vers plus d’ouverture. Selon M. Privot, la présence de Al-Suwaidan à Bruxelles aurait délégitimé « tout amalgame haineux entre Juifs et partisans du sionisme, idéologie qui, rappelons-le, n’est pas exemptée de la critique ou de la contestation ». On croit rêver quand on se souvient que le propos tenu par M. Al-Suwaidan n’est rien moins qu’un appel au meurtre de masse. Pire encore: un appel aux mères à alimenter leurs enfants à la source de la haine, de la violence et du meurtre! Le fait que M. Al-Suwaidan ait déclaré ne pas être antisémite suffirait donc à l’absoudre de ce genre de propos? On croit rêver aussi quand on se souvient que M. Privot est aussi le directeur d’ENAR, un important réseau européen de lutte contre le racisme. Pourtant ce n’est pas la première fois que ses réactions sont ambivalentes quand il s’agit de condamner des formes d’antisémitisme.
Sachez donc, Monsieur Privot, que ce n’est pas ainsi que ça se passe. Le fait d’être un personnage public et de s’exprimer en pleine connaissance de cause entraîne une responsabilité énorme que des excuses de circonstances ne sauraient suffire à effacer.
Dans ce contexte, comment encore vous prêter une quelconque légitimité pour représenter le combat contre la haine et le racisme en Europe ?

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Opération propreté à Ixelles

logoXL-CMJN-FdBLANCCOMMUNIQUE DE PRESSE

Chaussée de Waterloo, les services communaux ixellois ont lancé une vaste action de nettoyage, en collaboration avec l’agence Bruxelles‐Propreté et les services de police. Cette opération conjointe est un véritable test qui se déroule en trois phases : sensibilisation, action, répression.

Début octobre, le processus a commencé par une phase d’un mois de sensibilisation auprès des habitants. Plusieurs actions ont été menées simultanément : fouille systématique des sacs avant chaque ramassage ; sensibilisation des habitants aux problèmes de propreté publique par des agents de Bruxelles‐Propreté ainsi que des gardiens de la paix de la commune et signatures de « conventions tags » entre les propriétaires et la commune. Des agents de Bruxelles‐Propreté sont également venus désherber les trottoirs car les mauvaises herbes diminuent l’efficacité du balayage.

Du 3 au 8 novembre, la seconde phase permet aux services de l’agence Bruxelles‐Propreté de nettoyer la chaussée de Waterloo en travaillant chaque jour sur un tronçon différent.
Au petit matin, le service communal antitag enlève souillures et graffitis tandis que balayeuses et d’hydrocureuses entrent en action.

La troisième et dernière phase sera plus répressive. Des agents constatateurs relèveront les différentes incivilités lors de leurs patrouilles quotidiennes. Ils poursuivront également les fouilles de sacs, soutenus certains jours par la police qui les aidera dans leurs actions de répression.

« Cette opération est un bel exemple de collaboration entre le service ixellois de la Propreté Publique, l’agence Bruxelles‐Propreté et la police » souligne Viviane Teitelbaum, échevine de la Propreté. « Nous souhaitons faire de cette voirie régionale un exemple à suivre en matière de propreté publique pour la Région bruxelloise, parce que la propreté est une priorité et qu’elle détermine aussi la qualité du vivre‐ensemble » conclut‐elle.

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05

“taxe rose”

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Alors que les femmes gagnent 23% de moins que les hommes et que l’écart de pension est de plus de 40% et se creuse encore, ces différences de prix coûteraient 1.000€/an de plus aux femmes sur le budget.
Voir le reportage:
Ces rasoirs pour femmes sont trois fois plus chers que ceux pour hommes: “C’est du marketing sexiste” (vidéo)
Certains produits coûtent plus cher aux femmes qu’aux hommes. Shampooings, déodorants, rasoirs, ces biens de consommation sont apparemment les mêmes, mais leur prix varie selon le sexe auquel ils sont destinés. La faute au marketing.

Le constat est interpellant. Selon les constatations de nos journaliste et cameraman Mathieu Langer et Denis Caudron, à quantité égale, le shampooing d’une même marque coûtera 2,49€ pour un homme, 3,15€ pour une femme. Même constat pour les rasoirs jetables: 4,29€ pour 30 rasoirs adressés aux hommes et 6,45€ pour la moitié destinée aux femmes. La différence est énorme: près du triple du prix, alors que le produit est le même.

Même des produits concernant l’hygiène dentaire sont touchés. Comptez 2,35€ pour une brosse à dents verte, à priori pour hommes, et 2,52€ pour une rose, communément destinée aux femmes.

Les conventions sociales sont exploitées par le marketing sexiste

Le marketing sexiste des grandes marques a bien compris les conventions sociales et les exploite. “C’est ce qu’on appelle la taxe rose, le marketing genré ou le marketing sexiste, carrément. D’une part, il contribue à véhiculer des stéréotypes sexistes et d’autre part, appauvrissent les femmes”, explique Viviane Teitelbaum, président de l’asbl du conseil des femmes francophones de Belgique.

http://www.rtl.be/info/belgique/societe/1139084/ces-rasoirs-pour-femmes-sont-trois-fois-plus-chers-que-ceux-pour-hommes-c-est-du-marketing-sexiste-video

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04

Antisémitisme : maximum regrets, mais service minimum du gouvernement bruxellois

COMMUNIQUE DE PRESSE
4 novembre 2014

Ce mardi 4 novembre 2014, en Commission des Affaires intérieures du Parlement bruxellois, la députée MR Viviane Teitelbaum a interpellé le Ministre-Président Rudi Vervoort concernant le suivi de la résolution de 2005, relative à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.

La députée bruxelloise a exprimé son inquiétude face à la recrudescence actuelle des faits antisémites mais également racistes, xénophobes, homophobes ou encore sexistes. En effet, de nombreux événements ont été signalés depuis l’attentat au Musée juif de Belgique en mai 2014 : chasse à l’homme dans les rues de Bruxelles, insultes dans les transports en commun, tags, insultes de « morts aux Juifs » dans les rues de Bruxelles, agressions physiques, refus de la part de policiers de prendre une déposition, Mémorial aux Martyrs juifs à Anderlecht vandalisé,…
Malheureusement, peu de réponses concrètes ont été apportées par le Gouvernement bruxellois qui estime ne pas être suffisamment compétent en la matière.

Alors que la députée a questionné le Ministre-Président sur le suivi de la résolution de 2005 qui enjoignait les différents gouvernements (fédéral, régionaux et communautaires) ainsi que les communes, à prendre des mesures et à développer une série d’initiatives afin de lutter contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, elle a été très interpellée face au manque de réponse du Ministre-Président.

Viviane Teitelbaum s’est dite choquée : « je regrette que le Ministre-Président, qui se dit effectivement préoccupé par la situation, réponde superficiellement et n’implique pas la Région pour tenter d’améliorer le vivre-ensemble et le fonctionnement démocratique mis en péril par ces comportements graves qui inquiètent non seulement la communauté juive mais aussi de nombreux démocrates ».

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