novembre « 2013 « Le blog de Viviane Teitelbaum

Archive pour novembre 2013

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UN « CORTEGE DE LA HONTE » ATTIRE L’ATTENTION SUR LES VIOLS

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Tous les jours 100 femmes sont violées en Belgique : la pétition et les témoignages doivent assurer une meilleure approche.

Sous l’intitulé « aujourd’hui 100 femmes sont encore violées dans notre pays », le Conseil des Femmes Francophones de Belgique et le Vrouwenraad ont organisé, ce lundi 25 novembre, une manifestation gare Centrale de Bruxelles pour attirer l’attention sur ce problème.
Les organisations souhaitent recueillir plus de signatures et davantage de témoignages sur les viols pour améliorer tant l’approche au niveau de la Justice, de la police, du gouvernement et de l’aide aux victimes.

Seule 1 victime sur 10 dépose plainte.

En Belgique, 10 viols environ sont enregistrés par jour, mais le nombre réel est dix fois plus élevé. Un grand nombre de violences sexuelles ne sont pas transmises aux services de police parce que le tabou autour de ce problème social persiste et chaque année, des milliers de victimes survivent dans l’indifférence.

La campagne est lancée, les femmes ne doivent plus se taire!

Le Conseil des Femmes Francophones de Belgique et le Vrouwenraad veulent rompre ce silence. « Les victimes devraient obtenir aide et support, tandis que les auteurs doivent être condamnés. C’est encore trop rare et c’est pourquoi nous voulons initier un changement de mentalité autour du viol » ont déclaré Viviane Teitelbaum, Présidente du Conseil des Femmes Francophones de Belgique et Magda De Meyer, Présidente du Vrouwenraad. La campagne « paroles contre viol »” veut sensibiliser tant le pouvoir judiciaire, que la police, que le service d’aide aux victimes, mais aussi les femmes elles-mêmes. C’est pourquoi elles appellent les victimes à témoigner et à déposer plainte auprès de la police.

Le 25 novembre, un «défilé de la honte et du silence a lancé la campagne.

Habillées d’un sweatshirt blanc à capuchon, portant les silhouettes des 100 victimes du jour, elles ont démontré dans une chorégraphie symbolique de Charlotte Vanden Eynde, qu’elles voulaient sortir du non-dit et accuser formellement leurs agresseurs.
Le cortège s’est ensuite rendu devant le Palais de Justice pour y reprendre la même chorégraphie, signifiant: sortez du silence, et rejoignez la campagne!

Dès aujourd’hui, les femmes violées ou victimes de violences sexuelles peuvent témoigner anonymement de leur vécu sur le site internet www.parolescontreviol.be.
Toutes celles et ceux qui le souhaitent peuvent également signer la pétition via le site.

« Il est essentiel de donner aux femmes la possibilité de témoigner de leur vécu dans l’anonymat le plus complet et en même temps leur permettre de contextualiser leur histoire » a déclaré Viviane Teitelbaum. « Il faut créer les conditions afin qu’elles osent parler sans honte et sans se sentir coupable. L’absence totale de statistiques officielles et le manque de données empêchent toute politique efficace. Il est temps que cela change ».

Le 8 mars 2014, à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, le Conseil des Femmes Francophones de Belgique et le Vrouwenraad iront porter la pétition et les témoignages aux ministres concernés.

A propos du Conseil des Femmes Francophones et du Vrouwenraad

Ce sont les organisations coupoles représentant des associations de femmes travaillant à l’égalité femmes - hommes au sein de notre société. De nombreuses associations avec des engagements très divers y sont présentes. Elles se battent pour l’égalité, quels que soient l’âge, l’origine, l’orientation sexuelle, ou la religion. Leurs missions: l’information, la concertation, le dialogue et in fine, faire pression.

Cela doit cesser! Honte sur le violeur, pas sur la victime!

Une tribune de témoignages (anonymes) est disponible sur www.parolescontreviol.be

C’est là aussi que la pétition peut encore être signée en ligne pour réveiller toutes les consciences et sensibiliser enfin le monde politique.

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comment ne pas désespérer Billancourt?

Aujourd’hui, lors d’une réunion du MR, un membre me raconte l’histoire suivante : il y a quelques mois à Anderlecht, à la sortie du métro Veeweyde, il se fait accoster par quelques jeunes qui, le voyant, crient d’abord « mort à Israël » et puis l’insultent de « sale juif »… Juif il ne l’est pas, mais il portait un chapeau noir ( pour se protéger de la pluie) identifié comme tel par eux … Ils étaient nombreux, en bande, il ne s’est pas arrêté mais il m’a dit ému : « mes parents ont vécu la guerre et m’ont raconté comment les Juifs se faisaient interpeller, insulter, déporter… cette page d’histoire n’est sans doute pas tournée… ». En effet. Et je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les raisons qui poussent ces jeunes à dirent ces choses, alors qu’ils n’ont sans doute jamais rencontré de Juif et qu’ils ne connaissent vraisemblablement pas l’histoire du Moyen-Orient… Alors quand on sait que l’antisémitisme continue d’augmenter ( partout mais aussi auprès des jeunes issus de l’immigration), et que la Shoah n’est plus toujours enseignée dans les écoles, comment ne pas désespérer Billancourt…?

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Stéréotypes sexistes chez Bruxelles -Formation et Actiris!

Mon interpellation à la ministre Céline Fremault, chargée de l’emploi, de l’économie, du commerce extérieur et de la recherche scientifique, concernant “la publicité pour la Journée des Femmes organisée par Actiris le 17 septembre 2013″ en commission du 6/11/2013
Mme Viviane Teitelbaum
Ce 17 septembre a eu lieu la Journée des Femmes organisée par Actiris en vue de faire découvrir aux femmes les formations en logistique.
L’objectif de cette journée était d’autant plus louable qu’il cherchait à attirer des femmes peu diplômées vers des professions généralement prises par des hommes en montrant qu’elles faisaient de la logistique chaque jour sans le savoir. Pour le démontrer, Actiris a mis en scène une femme qui conduit ses enfants, fait les courses pour le barbecue de son mari, et range les provisions dans les armoires. Une image assez stéréotypée de la femme ! On pourrait en rire si cela ne faisait pas pleurer.
Dans l’associatif féminin et féministe, cela a créé un buzz négatif.
Mme Céline Fremault, ministre
.- Au sein de mon cabinet, certaines étaient hystériques.
Mme Viviane Teitelbaum
.- Nous nous en sommes doutés. C’est la première fois que nous avons une ministre féministe dans un gouvernement. Et avec vos compétences, cela fait deux fois plus mal. Les responsables en communication d’Actiris n’ont, semble-t-il, pas trouvé d’autres tâches qu’une femme pouvait accomplir dans la vie de tous les jours et qui demandaient des compétences en logistique. Les femmes se retrouvent donc confinées par une institution publique aux activités ménagères, aux soins aux enfants, et donc à la sphère domestique. La triste réalité est qu’elles s’en occupent deux fois plus que les
hommes (selon les statistiques), je ne dois pas vous le rappeler, mais ce message est déplorable.
Depuis 2011, la Région s’est engagée à intégrer la dimension de genre dans toutes ses politiques, y compris en matière d’emploi. Vous êtes vous-même à l’origine de textes sur l’égalité homme-femme, lorsque vous étiez parlementaire et que vous dénonciez fermement ces stéréotypes sexistes ! Je ne sais pas si Actiris est informée qu’une check-list genre a été publiée, à l’initiative de la chancellerie du
Premier ministre avec le soutien de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, en vue d’aider
les communicateurs à intégrer la dimension de genre au sein de leurs communications. Il faudrait peut-être en informer les communicateurs d’Actiris, leur donner une formation et leur dire que les stéréotypes sexistes appartiennent à une autre époque…
Les responsables en communication d’Actiris reçoivent-ils une formation en communication par rapport à l’égalité hommes-femmes afin de ne pas renforcer les stéréotypes sexistes sur le marché de l’emploi ?
Actiris bénéfice-t-elle de moyens en vue d’intégrer la dimension de genre dans sa politique de
fonctionnement ? Quelles initiatives ont-elles été prises à ce niveau ? Comment avez-vous réagi lorsque vous avez pris connaissance de cette communication ? Quelles mesures avez-vous prises pour que cela ne se reproduise plus ?
M. le président
.- La parole est à Mme Fremault.
.- Permettez-moi tout d’abord d’apporter quelques précisions concernant
votre interpellation. La Journée des Femmes qui s’est tenue le 17 septembre en vue de faire découvrir
aux femmes les formations en logistique a été organisée par Bruxelles Formation, et non par Actiris. Actiris n’a pas développé cette communication et c’est Bruxelles Formation qui en a pris l’initiative.
L’intervention d’Actiris a été limitée à la diffusion d’un message dans un nombre très limité de supports, dont Facebook. Mais vu l’image stéréotypée, Actiris en a immédiatement arrêté la diffusion. Actiris est pleinement consciente de son rôle dans la diffusion de tels messages. C’est la première fois que je suis confrontée à pareil cas. Actiris a toujours veillé au respect de l’approche intégrée de la dimension de genre (gender mainstreaming) dans toutes ses communications. Actiris développe actuellement une nouvelle campagne de communication en veillant à éviter tout cliché
et stéréotype et en favorisant les équilibres. Dans les fonctions et métiers sélectionnés, l’accent est mis sur le respect de la diversité, mais également la mise en situation d’hommes et de femmes dans des métiers extrêmement divers, évitant par là de véhiculer des clichés sexistes.
Actiris comprend un service Guichet de l’information sur la discrimination à l’embauche dont la mission principale est de détecter et de combattre les discriminations à l’embauche. Avec la décentralisation, ce guichet participe également à la sensibilisation sur la question du genre, aussi bien au sein d’Actiris qu’auprès des partenaires liés aux communes.
Avec le soutien du Pacte territorial pour l’emploi, des référents ont été désignés au sein de chaque antenne et ceux-ci ont tous reçu une formation en psychologie sociale ainsi que sur la législation en vigueur. Afin de combiner formation et action concrète sur le terrain, des ateliers, avec les référents désignés sur la base de critères, ont été organisés afin de les sensibiliser tant sur les discriminations actives que passives et dont ils n’avaient pas conscience.
Le guichet a aussi lancé une initiative en concertation avec l’Institut pour l’égalité des femmes et des
hommes, dans la perspective d’une meilleure information sur cette problématique.
La dimension du genre continue d’être intégrée dans le fonctionnement d’Actiris, sans que des budgets
supplémentaires n’aient été récemment alloués. C’est également le rôle du directeur de la diversité, qui ne manque pas de sensibiliser les membres du personnel notamment lors de leur entrée dans l’organisation (…)
Mme Viviane Teitelbaum
.- Si vous avez pris des mesures c’est bien, mais concernant le directeur de la diversité, je voudrais attirer votre attention sur un élément. Hier, au Parlement des femmes, nous avons bien insisté sur la différence entre l’importance du respect de la diversité et du respect de l’égalité hommes-femmes,
qui sont deux choses totalement différentes. Au-delà de la personne de la ministre actuelle, il importe que les administrations prennent conscience du fait que l’égalité hommes-femmes et les droits des femmes concernent 52% de la population, ce qui ne peut pas être assimilé à quelque minorité que ce soit. Il s’agit de deux problématiques très différentes. Le manager de la diversité n’est pas forcément un garant du respect de l’égalité hommes-femmes.

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A quand les travaux promis aux Ixellois-e-s?

1842619948_b97583930z1_20130611145634_000_g3osp75i1-0Mon interpellation sur les travaux de la chaussée de Wavre à la ministre Grouwels, en commission du 6/11/2013
Mme Viviane Teitelbaum
.- Dans le triangle formé par les chaussées d’Ixelles et de Wavre et la rue de la Paix, le projet de réaménagement vise non seulement la fluidité du trafic pour plus de sécurité et de confort pour les piétons et les vélos, mais aussi l’amélioration globale de la convivialité de ce quartier commerçant en renouvelant et en homogénéisant les revêtements des chaussées, trottoirs et places de stationnement et en plantant de nouveaux alignements d’arbres. Ce point est important car il entraîne une attitude générale : lorsque les trottoirs sont défoncés, les gens ont plus facilement tendance à les parsemer de crasses… Tout est lié !
Il est donc difficile de mener le combat pour un comportement citoyen et contre la malpropreté quand les trottoirs sont dans le piteux état qu’on leur connaît depuis trop longtemps. Nous avons en effet l’impression d’abandonner un quartier sur le plan des travaux à réaliser et de l’infrastructure !
N’oublions pas de rappeler le danger que cela représente pour les piétons au quotidien. J’en ai moi-même fait les frais ! Je suis tombée à plusieurs reprises. C’est aussi le cas de vieilles personnes. Et je ne mentionne pas les poussettes qui ne peuvent pas passer… Les choses se détériorent depuis beaucoup trop longtemps !
Les travaux devaient, après négociations, se faire en phases, débutant chaussée d’Ixelles en partant de la place Flagey vers la Porte de Namur, pour ensuite rejoindre la chaussée de Wavre.
Vous annonciez il y a un an que ces travaux de réaménagement devaient être effectués chaussée de Wavre à la rentrée 2013. Pourtant, ceux-ci n’ont toujours pas commencé. De plus, il semblerait qu’ils aient été reportés au début de 2014, puis à l’été et enfin à la rentrée scolaire prochaine. Personne ne semble pouvoir fournir de réponse claire au sujet de ces délais. Quelle est la raison du report de ces travaux ? Quand commenceront-ils ?
Concernant la tramification du 71, des négociations sont effectivement en cours avec la commune d’Ixelles, dont la position reste très claire : des solutions pénalisant à nouveau les citoyens car
balafrant une commune riche en étudiants, usagers de trains et donc de gares, et occasionnant de nouvelles ruptures de charges et de nouvelles balises supprimant les correspondances directes, constituent un non-sens total ! Couper Ixelles et ses habitants du centre de la ville est inacceptable. Ce n’est pas une alternative!

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Mme Grouwels, il ne suffit pas de dire que le problème n’existe pas pour qu’il disparaisse!

060903-wien-1Ma question orale à la ministre Grouwels chargée des travaux publics et des transports, concernant “le niveau de vibration généré par les trams T 2000″ en commission parlementaire du 6 novembre 2013

Mme Viviane Teitelbaum.- Ce n’est pas la première fois que le tram de type T 2000 donne lieu à des doléances de riverains au sujet des vibrations qu’il engendre, et il faut reconnaître que la STIB ne ménage pas ses efforts pour arriver à réduire ces désagréments mentionnés à maintes reprises. J’ai d’ailleurs déjà interpellé plusieurs fois sur le sujet.
Certes, chacun est bien conscient qu’une solution radicale consisterait à envoyer ces 51 véhicules - qui ne sont pas utilisés de façon intensive sur le réseau - à la casse. Mais ces trams n’ont qu’une vingtaine d’années d’existence et la durée de vie normale des trams de notre réseau tourne autour des 40 ans.
Toutefois, il n’est pas possible de continuer pendant 20 ans à tenter d’atténuer d’une façon ou d’une autre les nuisances causées par le passage des T 2000.
Faut-il continuer à entretenir la polémique sur l’utilisation des T 2000 ou envisager de façon critique quel avenir réserver à ces véhicules qui, de surcroît, manquent de convivialité dans leur aménagement intérieur ?
Dans le passé, la STIB a procédé en ses ateliers au reconditionnement d’anciens tramways et créé des véhicules d’une plus grande capacité à partir de modèles standard. Tel fut notamment le cas des 43 trams de type 4000 réalisés dans les ateliers de la STIB.
La STIB, en concertation avec le fournisseur des T 2000, a-t-elle envisagé de retirer ces trams et de les transformer, avec le concours du fournisseur, en une version qui éliminerait la source des inconvénients que présentent les modèles T 2000 ?
N’est-il pas possible de récupérer de ceux-ci toute l’électronique et les autres composants récupérables, qui pourraient alors être montés dans de nouvelles structures ?
Il est incontestable que le fournisseur des T 2000 peut aussi contribuer à un certain effort pour effacer l’image de marque déplorable de ces premiers véhicules à plancher surbaissé !
Aujourd’hui, les doléances se retrouvent essentiellement du côté de la place Meiser, où l’infrastructure a pourtant été réalisée suivant des méthodes modernes (tapis antivibratoires) réduisant les effets de vibration lors du passage d’un tram.
Dès lors, la STIB a-t-elle examiné de façon détaillée avec le fournisseur les possibilités d’éliminer de façon durable les inconvénients engendrés par ces véhicules T 2000 ? Une solution de reconditionnement est-elle réaliste ?
Pourquoi, pendant une vingtaine d’années, les trams T 2000 ont-ils circulé (et continuent d’ailleurs à le faire) dans le sud de Bruxelles sans donner lieu à des doléances répétées alors que, place Meiser, celles-ci se font particulièrement vives ?
La ministre répond que dès la mise en service des trams T2000 en 1993, les problèmes de transmission des vibrations au passage des trams sur les appareils de voie ont été identifiés et, depuis lors, plusieurs démarches ont été entreprises vis-à-vis du constructeur afin d’appliquer une solution aux véhicules mêmes. Sachant que le problème est lié à la conception même des roues motrices, associées au moteur sans bogie classique, les possibilités de modification sont quasiment inexistantes.
(…)
Le cas particulier de la place Meiser est fort heureusement isolé et lié à un contexte très spécifique que l’on n’a pas rencontré ailleurs sur le réseau. Contrairement à ce que vous dites, il y a eu des plaintes relatives aux lignes exploitées en T2000 ailleurs sur le réseau, mais dans tous les cas, lors du renouvellement des rails avec dispositif antivibrations, les problèmes ont été résolus.
Un reconditionnement des T2000 à l’instar de ce qui avait été fait dans les années 1950 et 60 dans les ateliers de la STIB ne serait plus possible aujourd’hui et n’apporterait, en outre, pas de solution au problème auquel nous sommes confrontés, puisqu’il s’agit d’un problème conceptuel des bogies et des roues.
Les trams modernes contiennent aujourd’hui une technologie de pointe d’une tout autre nature que celle qui équipait les trams des années 50. À cette époque, nos techniciens étaient capables de construire de nouveaux trams avec deux anciens mis ensemble avec une caisse supplémentaire. Une telle prouesse ne serait plus possible aujourd’hui.
Un tel choix permettrait certes d’agrandir les T2000 qui souffrent aussi de leur petite taille, mais ne permettrait pas de résoudre le problème des vibrations, et ce pour un coût impossible à amortir sur la durée de vie restante de ces trams.

M. le président.- La parole est à Mme Teitelbaum.
Mme Viviane Teitelbaum.- Merci pour vos réponses. Je ne peux pas être d’accord avec vous quant aux nouveaux rails, qui n’occasionneraient plus de vibrations. Avenue du Pesage, par exemple, plusieurs riverains ont expliqué qu’ils avaient des problèmes de vibrations, et même plus depuis la pose des nouveaux rails.
Mme la ministre, il ne suffit pas de dire que le problème n’existe pas pour qu’il disparaisse.

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Agence de stationnement?

200_200_parking_4Mon interpellation à la ministre Grouwels chargée des travaux publics et des transports, concernant “l’agence de stationnement” en commission du 6/11/2013

Mme Viviane Teitelbaum.- L’ordonnance du 22 janvier 2009 instituait l’Agence du stationnement de la Région de Bruxelles-Capitale (désormais parking.brussels), normalement effective depuis le 12 janvier 2011.
Celle-ci a notamment pour mission de mettre en œuvre la politique et donc le plan de stationnement avant le 1er janvier 2014, date à laquelle ce plan s’appliquera à toute la Région. L’agence devra donc, par exemple, assurer une bonne transition entre les communes et la Région pour la gestion du stationnement sur les voiries régionales.
Malheureusement, les choses sont encore très floues pour les communes, et pour la Région elle-même, et aujourd’hui, parking.brussels ne semble pas être capable de faire face à ses nouvelles responsabilités. Nous approchons à grands pas de la nouvelle échéance et nous avons l’impression que peu de choses se clarifient.
Où en est la mise en place de parking.brussels ? Comment l’agence sera-t-elle organisée ? Combien d’employés sont-ils prévus pour y travailler dès janvier 2014 ?
Avez-vous pris contact avec des communes pour organiser cette transition ? Dans l’affirmative, avec lesquelles ?
La structure est-elle suffisamment opérationnelle pour que vous puissiez assurer aux communes, qui connaissent déjà des difficultés financières énormes, qu’elles ne risquent pas de perdre les rentrées que leur apportent leurs Plans d’action communaux de stationnement (PACS) ?
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Sa réponse était (…)Six personnes ont été engagées comme agents du ministère et pourront être transférées à l’agence dès que possible. La commission de sélection examine les candidatures reçues pour les mandats A5 et A4+ ouverts par le gouvernement. Dès que la commission aura rendu son avis, le gouvernement tranchera. Les nominations sont espérées pour janvier 2014.
En 2012, le plan d’affaires de parking.brussels a été présenté aux dix-neuf communes bruxelloises. Actuellement, aucune commune n’a approché l’agence avec l’intention de lui confier une des missions prévues par l’ordonnance.
Les recettes du stationnement sont directement perçues par les communes sur la totalité de leur territoire, voiries régionales comprises. Comme aucune d’elles n’a confié le contrôle de son stationnement à parking.brussels, elles devront toutes reverser 15% de leurs recettes nettes du stationnement sur le compte de l’agence afin que celle-ci puisse exécuter ses missions.(…)

Viviane Teitelbaum: Six personnes ont été engagées pour gérer parking.brussels. Ce sont elles qui
vont aider les communes dans la phase de transition ? Leur rôle va-t-il prendre de l’ampleur ?
Vous dites qu’aucune commune n’a encore demandé de basculer vers l’agence. Mais sur quelle base le feraient-elles ? La Région peut-elle affirmer aujourd’hui que les revenus des communes sont garantis dans la cadre du Plan régional de politique du stationnement (PRPS) ? En basculant et en rentrant dans le schéma proposé, ne vont-elles pas risquer de perdre une grande partie de leurs rentrées financières ? Quelle commune pourrait-elle se le permettre ?
Vous dites que les communes qui ne basculent pas doivent payer à la Région 15% de leurs revenus tirés du au stationnement. Soit, mais si l’on veut éviter de payer en basculant dans le nouveau dispositif, celui-ci n’est pas encore prêt. Comment les communes pourraient-elles répondre à vos attentes, si l’agence n’est pas prête ? Demander ces 15% n’est pas correct.
Quant à la question de M. Kir sur la contradiction dans le texte, vous rétorquez qu’il s’agit d’une année transitoire. Mais cela ne répond pas à la question de ce qui est attendu au 1er janvier.
Vous dites que l’agence se met en route. On s’en réjouit, mais, nous aussi, on voudrait bien se mettre en route !
Mme Viviane Teitelbaum.- L’agence est-elle donc prête à se charger de la perception des redevances ? Mme Brigitte Grouwels, ministre.- Elle sera prête à le faire si une commune le demande. Des personnes
seront engagées pour le faire.
Mme Viviane Teitelbaum.- Quand vous dites que des alternatives seront présentées après la phase de transition, que l’agence sera prête plus tard, je perçois une inversion dans la préparation.
Mme Brigitte Grouwels, ministre.- Ce dossier comporte de nombreux éléments techniques. C’est auprès des responsables de parking.brussels que les communes trouvent les réponses à leurs questions concrètes. Cette discussion a lieu entre l’agence et les communes, et pas au niveau du parlement puisque son travail à ce sujet est terminé.
Si les parlementaires souhaitent également connaître les réponses à ces questions techniques, il serait peut- être intéressant de demander aux responsables de parking de venir y répondre.

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