octobre « 2013 « Le blog de Viviane Teitelbaum

Archive pour octobre 2013

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Portons un coquelicot blanc…

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Portons un coquelicot blanc…entre le 31 octobre et le 11 novembre !
Le coquelicot symbolise la fragilité et la vulnérabilité des femmes dans des situations de guerre mais aussi et avant tout la force et la force de paix des femmes.
D’où l’idée du Conseil des Femmes de porter un coquelicot blanc par solidarité.
Car :
- 75 % des victimes des conflits armés sont des femmes et des enfants ;
- dans les conflits armés une femme court plus de risques qu’un soldat ;
- pratiquement la moitié des victimes de violences sexuelles sont des jeunes filles de moins de 15 ans.
Il y a 12 ans, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la Résolution 1325 et reconnu le rôle des femmes en tant qu’actrices de la paix.

Les violences (sexuelles) envers les femmes en période de conflits, se poursuivent malheureusement dans différents pays, comme au Congo, par exemple. Au delà des chiffres, derrière ces déchaînements de violence : une volonté de détruire une société. Car au-delà des victimes directes, ces violences déchirent des familles et détruisent des sociétés sur des générations.
Cette nouvelle arme de guerre, ces violations ont été qualifiées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, ayant pour conséquence l’ostracisme et le rejet des victimes.

Le 31 octobre 2000, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la Résolution 1325 qui traite des thèmes « Femmes, guerre et paix ». Cette résolution est une étape pour les droits des femmes, l’arrêt de la violence (sexuelle) envers les femmes et la participation des femmes à la résolution des conflits.
Le 7 novembre prochain à l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes, je participerai à l’IEFH à la présentation d’une brochure qui fait le point sur l’apport des femmes dans les processus de paix. Dès 10h30 acceuil par le directeur de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. Ensuite j’interviendrai comme présidente du CFFB tout comme ma collègue néerlandophone.

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C’est dans Elle Belgique de ce mois…

Il y a souvent d’abord la violence verbale puis la violence tout court, mais la victime ne l’a ni provoquée ni désirée, seul l’agresseur est coupable! Oui, la honte doit changer de camp!

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Vélo: aucune piste sérieuse!

Interpellation en Commission Infrastructure du 23/10/2013 à la Ministre Grouwels concernant « les pistes cyclables dessinées cet été dans plusieurs grandes artères du sud de la Région ».
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Notre groupe est favorable à la création d’un véritable réseau de pistes cyclables dans notre Région, à l’instar de ce qui existe dans d’autres villes européennes, et qui s’inscrive dans une vision globale de la mobilité. Or tel n’est absolument pas le cas.
Aujourd’hui le gouvernement bruxellois fait tracer ce que j’appellerais une représentation imagée d’une piste cyclable sur les avenues Albert et Franklin Roosevelt. Boulevard G. Jacques le projet s’apparente davantage à une montagne russe susceptible d’amuser les enfants…
Je vous avais posé une question d’actualité sur l’avenue Albert.
Vous m’aviez répondu que plusieurs évaluations devaient être réalisées pour savoir si un permis d’urbanisme était nécessaire. Vous m’aviez également informée de ce que la nouvelle disposition de l’avenue Albert ne changeait rien à la densité du trafic et que les voitures pourraient y circuler avec la même aisance qu’autrefois. Pourtant, il semble difficile de faire transiter une même quantité de voitures dans un passage plus étroit sans engendrer d’embouteillages.
Les riverains, particulièrement ceux de l’avenue Besme et de la chaussée d’Alsemberg, se plaignent non seulement de l’augmentation du trafic dans les rues jouxtant l’avenue Albert, mais aussi d’odeurs d’échappements pendant les heures de pointe. La mesure prise est donc néfaste pour le trafic automobile, puisqu’elle crée des embouteillages, mais aussi pour les riverains et les cyclistes, lesquels ne voient pas du tout leur sécurité améliorée avenue Albert.
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« Face au monde qui change il vaut mieux penser le changement que changer de pansement »

Mon intervention mandatée au nom du groupe MR dans la déclaration de politique générale en séance plénière le 17 octobre 2013

Monsieur le Ministre Président,
Cher-e-s Collègues,

Je tenais à vous féliciter car mes collègues ne s’en rendent peut‐être pas compte mais vous êtes un homme très courageux. Oser lire la note de politique générale Cocom que vous nous avez présentée ce matin, il fallait le faire ! Il fallait oser.
En cette journée internationale de la pauvreté, nous devons faire le triste constat qu’un Bruxellois sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Une pauvreté qui a malheureusement dans le monde comme chez nous un visage féminin. Une pauvreté qui gagne du terrain surtout chez les jeunes. Le constat n’est pas neuf. Hier, j’ai participé au Forum Bruxellois sur la pauvreté au nom de mon groupe et les associations demandent clairement aux élus Bruxellois de changer de cap, de réorienter nos politiques.
Monsieur le Ministre-Président, votre parti est au pouvoir dans cette région, depuis la création de la région. Vous avez la Ministre-présidence depuis presque 10 ans, sans discontinuer, même si vous n’êtes là que depuis quelques mois. C’est un sujet que vous dites mettre en avant dans vos programmes, pourtant le constat est sévère. En cette dernière déclaration de politique générale avant les élections votre discours est donc très courageux. Car les tristes constats sont là pour le passé, et les défis de l’avenir ne sont pas préparés, qu’il s’agisse du boom démographique, ou du transfert de compétences. J’y reviendrai.
Francis Blanche disait : « Face au monde qui change il vaut mieux penser le changement que changer de pansement », je l’ai déjà dit. Je pense qu’il est peut-être temps de comprendre et d’accepter que dans une série de politiques vous avez raté le cap.
Cela fait deux ans que l’on sait que la Commission communautaire commune devra endosser de nouvelles responsabilités suite à la 6e réforme de l’Etat. Cela fait deux ans que vous nous dites qu’on s’y prépare et pourtant rien n’a bougé…
Nous savons que les compétences pourront continuer à être gérée par les administrations fédérales (Inami, l’Office national de payement des allocations familiales,…) pendant encore quelques années, en attendant que nous nous préparions. Pour cette préparation, votre Collège avait nommé un manager intérimaire. Celui-ci étant insatisfaisant il avait fallu nommer un deuxième… Mais votre prédécesseur le rappelait l’année dernière, il ne s’agissait que d’une première étape avant des mesures de plus grande ampleur. Pourtant, cette première étape n’est toujours pas terminée. Où en est le rapport du manager intérimaire? Quelles sont ses conclusions ? Quelles avancées a-t-il permis de faire ? Aujourd’hui,
vous nous parlez de task-force régionale qui travaillera avec la CCC (Qui ? Comment ?) une task-force interfédérale avec des fonctionnaires de la CCC, qui aborde des sujets tels que le transfert du personnel, les bâtiments, les compétences transférées etc. Donc les mêmes? D’autres? Pourquoi? Comment? Vous nous parlez également d’études et d’engagement d’experts, (donc une entreprise privée de qualité – certes - pour faire le travail du manager ?)
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patrimoine moderne à sauvegarder…

unknown-11En commission de l’Aménagement du territoire de ce mercredi 9 octobre 2013, je suis également intervenue voulais intervenir, comme je l’ai déjà fait, à propos des édifices de la seconde moitié du 20e siècle, et pas seulement à propos de la protection du patrimoine en
général.
Comme l’a développé ma collègue Mme Jodogne, le nombre de classements de bâtiments de cette époque est très faible en Région bruxelloise. En mai 2012, j’évoquais différents immeubles témoins des années 50 et 60 qui ne sont malheureusement pas considérés à leur juste valeur alors qu’ ils sont le reflet d’une époque importante et qu’ils marquent notre Région. À part quelques initiatives éparses, comme
le classement du rectorat de l’ULB, pour les années ‘60 le bilan est maigre et il est dommage de voir menacer ces témoins architecturaux. Ils disparaissent finalement dans une certaine indifférence alors que nous devrions nous en préoccuper.
En 2012, votre prédécesseur, M. le ministre-président, nous informait que seules quatre habitations privées de ce style moderniste des années 40 et 50, situées à Uccle et Molenbeek, avaient été classées définitivement depuis 2009. Nous aimerions une politique plus ambitieuse et respectueuse de l’histoire de notre Région.
Votre prédécesseur disait aussi que les procédures de classement coûtent cher, ce qui est vrai, mais il faut faire des choix. Il évoquait des alternatives au classement comme l’avis conforme de la Commission royale des monuments et des sites ou un inventaire exceptionnel qui montrerait qu’on ne concéderait rien sur ces biens, mais sans s’engager pour autant dans des procédures figées
comme le classement. Il convient de rester prudent à propos de ces méthodes parce que le classement permet de fixer une politique et de protéger les bâtiments à plus long terme.
Les exemples sont nombreux, tant de bâtiments qui ont été démolis que de bâtiments en péril. Je ne vais pas les énumérés à nouveau.
Rejoignant les questions de ma collègue, je me demande de quelle protection bénéficient ces bâtiments, répertoriés ou non. Combien d’entre eux ont-ils été répertoriés ? Et combien précisément depuis la modification complète de la procédure de classement en 2009 ? Combien
d’immeubles ont-ils été adoptés en arrêté de classement définitif par le gouvernement ? Quelles sont les motivations qui ont guidé ces classements ? Combien de bâtiments ont-ils vu leur classement rejeté ? Quelle réflexion mène-t-on à ce sujet ?

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les caves de la Gestapo avenue Louise: à sauver de l’oubli!

unknownEn commission de l’Aménagement du territoire je suis intervenue avec ma collègue Julie De Groote sur la conservation des caves du siège de la Gestapo à Bruxelles.
Car chaque année qui passe nous éloigne un peu plus de la Seconde Guerre mondiale ; or il est important d’en préserver le souvenir. Mais il reste très peu de témoins.
Ces caves de la Gestapo, ont servi à torturer les Juifs et les résistants du Front de l’indépendance. Ce sont des faits connus, mais peut-être plus assez.
Face aux dérives quotidiennes de notre système démocratique, cet élément de notre histoire constitue un lieu de mémoire important. La Fondation Auschwitz en a demandé le classement en 2008. À ce stade, nous ne sommes même pas sûrs que ces graffiti, ces apostrophes, ces cris de douleur écrits sur les murs de cette anti-chambre de la mort avant le départ vers la mort - vers le camp de Breendonk ou vers Malines et de là, à 98%, vers Auschwitz, sont toujours là.
On évoque depuis des années la concertation, privilégiée par votre prédécesseur, les réactions difficiles face à la mesure de classement…Mais il y a urgence. C’est un lieu de mémoire qui risque de disparaître sous nos yeux. Nous le savons depuis longtemps. Il faut être créatif et agir autrement. Notre responsabilité de démocrates désirant garder cette lecture commune des événements de la Deuxième Guerre mondiale est engagée.
Je vous invite donc à nous donner des réponses concrètes et des pistes pour agir rapidement. Espérons que le nouveau Ministre-Président sera plus déterminé et énergique…. La Mémoire doit être préservée.

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