juillet « 2012 « Le blog de Viviane Teitelbaum

Archive pour juillet 2012

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que ce gouvernement arrête de massacrer les arbres svp!

Question d’actualité de Mme Viviane Teitelbaum à Mme Brigitte Grouwels, ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée des Travaux publics et des Transports, concernant “la réfection des trottoirs avenue du Port et ses conséquences pour les platanes” en séance plénière du 20 juillet 2012
Mme la présidente.- La parole est à Mme Teitelbaum.
Mme Viviane Teitelbaum.- Il y a un an, nous avons pu sauver les platanes et les pavés centenaires de l’avenue du Port. Nous sommes tous d’accord sur la nécessité d’une réfection des trottoirs et des pistes cyclables, parce que l’ancienneté des pavés nécessite un réaménagement.
Mais nous apprenons désormais que votre administration a mis au point une nouveauté : des pavés de 20 centimètres sur 20, sur une largeur de 2,5 mètres et une profondeur de 30 centimètres. On va donc toucher aux racines des platanes, risquant ainsi de les fragiliser.
D’ici dix ans, ce sera comme pour l’avenue Louise. Vous, ou votre successeur, viendrez ici devant d’autres parlementaires expliquer que les racines ont été endommagées, que les arbres sont malades et qu’il va donc falloir les abattre. Pouvez-vous nous expliquer ce qui se passe ? Il est possible de faire autrement, et moins cher. Et surtout, il est possible de sauver ces arbres.
Mme la présidente.- La parole est à Mme Grouwels.
Mme Brigitte Grouwels, ministre.- Je dois reconnaître que c’est avec beaucoup d’étonnement que j’ai pris connaissance de la lettre concernant l’aménagement de trottoirs et de pistes cyclables provisoires, et envoyée par un certain nombre d’associations de quartier aux membres du gouvernement bruxellois.
En effet, j’ai organisé de nombreuses réunions avec les comités de quartier et les associations de cyclistes au printemps dernier. Ces réunions ont été scellées, au début mai, par une convention portant sur l’aménagement de trottoirs et de pistes cyclables provisoires.
Cette convention a été ensuite validée le 16 mai par le gouvernement bruxellois, et je respecte strictement l’accord qui a été conclu. Voici les principaux éléments de cette convention passée avec les associations :
- l’aménagement de trottoirs et de pistes cyclables provisoires de 2,5m de large des deux côtés de l’avenue du Port. Ces trottoirs et pistes cyclables seront pourvus d’un revêtement en dalles de béton confortables et durables, qui requièrent une fondation de 30cm afin de ne pas endommager les racines des arbres ;
- la largeur d’origine des trottoirs et pistes cyclables a été réduite (de 3m à 2,5m) afin de s’écarter le plus possible de l’axe des troncs, et ce, à la demande expresse des comités de quartier ;
- le recouvrement des zones non pourvues de dallage par des dolomies.
L’aménagement de trottoirs et de pistes cyclables en sable ternaire a été écarté, car ce dernier constitue une assise peu confortable pour les usagers, surtout par temps de pluie.
J’ai toujours l’intention de poursuivre l’aménagement des trottoirs et des pistes cyclables de l’avenue du Port. Bruxelles Mobilité élabore actuellement le plan technique, conformément à l’accord conclu précédemment avec les associations de quartier. Les travaux proprement dits débuteront à l’automne.
Mme la présidente.- La parole est à Mme Teitelbaum.
Mme Viviane Teitelbaum.- Votre réponse me surprend. Vous annoncez que l’on touchera aux racines des arbres de manière superficielle, sans les endommager. Selon moi, pourtant, cela présente un risque. Je ne comprends pas que l’on ne puisse procéder de manière plus respectueuse.
Il y a un an, vous affirmiez que l’on ne pouvait agir autrement, que les arbres étaient malades et qu’ils devaient tous être abattus. En réalité, ils ne l’étaient pas et ils ont pu être conservés. Aujourd’hui, vous annoncez qu’ils ne seront pas abîmés par les travaux, mais vous n’êtes pas certaine de votre fait. Il se peut donc que dans dix ans, ils soient à nouveau considérés comme malades.
Je ne comprends pas bien la situation. Certes, vous n’êtes pas aidée par votre collègue, Mme Huytebroeck. En effet, si les arrêtés ministériels de l’ordonnance Natura avaient été pris, des règles strictes auraient été appliquées. Je regrette que votre administration s’entête à lancer des travaux qui mettent en péril les arbres. Et ici pour toute réponse vous ne faites que répéter ce que vous avez déjà affirmé dans la presse. Je ne comprends pas !
Mme la présidente.- Nous ne pouvons rien ajouter aujourd’hui. Il eût été dommage que la ministre avance ici d’autres éléments de réponse que ceux avancés à d’autres occasions. La vigilance reste de mise.
La parole est Mme Grouwels.
Mme Brigitte Grouwels, ministre.- Mon objectif est que piétons et cyclistes puissent se déplacer sans danger le long de cette artère. Les comités de quartier ont finalement préféré cette solution à l’absence de mesure. C’est ce dispositif qui a été retenu pour garantir un minimum de confort aux piétons et aux cyclistes pendant les années qui nous séparent d’un futur projet pour l’avenue du Port.
Mme Viviane Teitelbaum.- Soit, mais pourquoi abîmer les arbres ?

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une politique de l’autruche : et le (petit ) patrimoine est sacrifié

chassisVoici mon intervention en séance plénière du 2O juillet concernant la proposition de résolution relative au petit patrimoine et que j’ai consignée avec Béatrice Fraiteur et Willem Draps.
Chaque année, des milliers de châssis anciens disparaissent, sacrifiés sur l’autel de l’isolation thermique ou acoustique, sur l’autel de la méconnaissance ou de l’indifférence. Leur remplacement par de nouveaux châssis en bois exotiques, en aluminium ou malheureusement trop souvent en PVC est légion en Région bruxelloise.
En guise d’exemple, je voudrais citer ce très bel immeuble Art Nouveau situé rue Philippe de Champagne, datant de 1910 et réalisé par l’architecte Paul Vizzavona. Il a été privé de ses châssis d’origine alors qu’ils constituaient un élément architectural important du bâtiment.
Cet exemple illustre parfaitement la situation que cette proposition de résolution souhaite corriger ou améliorer, car faute de prendre les mesures, en vue de renforcer la promotion des primes à l’entretien ou à la restauration pour le petit patrimoine ou faute de veiller à ce que les primes en faveur des économies d’énergie ne nuisent pas à la sauvegarde du petit patrimoine et que celles-ci ne servent pas - même involontairement - la destruction de châssis qualifiés de remarquables, le saccage se poursuivra, menant à la disparition de ce petit patrimoine qui contribue pourtant à la richesse et la qualité de notre architecture.
commission de l’aménagement du territoire l’ont d’ailleurs suffisamment démontré. À l’instar de nombreuses associations de défense du patrimoine, nous souhaiterions qu’une vraie sensibilisation soit menée à cet effet. Parce qu’il ne suffit pas de faire des actions ponctuelles s’il n’y a pas une volonté politique globale. Une exposition c’est bien, des publications c’est intéressant, mais légiférer en ce sens pour protéger ce patrimoine, c’est encore mieux.
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la ministre remet le couvert et s’en prend à nouveau aux platanes!

Ce matin en séance plénière je suis intervenue sur la préservation et la restauration des châssis en Région Bruxelloise. Cet après midi j’ai interrogé la ministre Grouwels sur l’Avenue du Port où des travaux temporaires de réfection de trottoirs et de pistes cyclables sur une profondeur de 30 cm vont abîmer les racines des platanes. Bien entendu il faut améliorer la situation, mais il y a des pistes plus respectueuses des arbres et moins onéreuses! Mais la ministre campe sur ses positions, les Ecolos regardent ailleurs, tout le monde se tait. Pourtant! On touche aux racines aujourd’hui et dans 10 ans on dira que les arbres sont malades et qu’il faut les abattre…. Comme avenue Churchill, comme Avenue du Port l’année dernière, comme le boulevard du Souverain, comme avenue Louise aujourd’hui! Le temps passe et rien ne change. J’ai essayé d’alerter la majorité PS - CDH- Ecolo, mais venant de l’opposition ma voix n’est pas entendue ! Il y a un an on a pu sauver les platanes de l’avenue du Port et les pavés centenaires. Aujourd’hui ils les arbres sont à nouveaux menacés! Je continuerai donc à me battre!

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Eastman: le patrimoine bruxellois à nouveau menacé….

eastmanVoici ma demande d’interpellation à Charles Picqué, Ministre-Président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des pouvoirs locaux, de l’Aménagement du Territoire, des Monuments et Sites, de la Propreté publique, de la Coopération au Développement et de la Promotion de l’image nationale et internationale de Bruxelles concernant la transformation de l’ancien Institut Dentaire George Eastman en Maison de l’histoire européenne en commission aménagement du territoire du 18 juillet 2012

Monsieur le Ministre-Président,

L’Institut Dentaire George Eastman implanté dans le parc Léopold est un bâtiment remarquable conçu dans les années 1930 par l’architecte Michel Polak, largement reconnu pour son oeuvre architecturale exceptionnelle. Auteur de réalisations telles que la Villa Empain, le Résidence Palace ou l’hôtel Plaza, il a marqué de son empreinte plusieurs immeubles aux programmes architecturaux uniques.
Dans un style moderniste teinté d’esprit classique, l’institut présente, avec une sobriété dans l’usage des matériaux, une composition symétrique d’aspect monumental jouant essentiellement sur le traitement des volumes du bâtiment. On notera le soin apporté aux détails des décorations et aménagements intérieurs : porte d’entrée en fer forgé, grand hall principal, salle d’attente, salle de conférence…
Un projet de transformation de ce bâtiment en Maison de l’histoire européenne a été déposé. L’enquête publique y relative a été clôturée le 25 mai et la commission de concertation s’est réunie en juin 2012.
De nombreuses associations de protection du patrimoine comme l’ARAU ou Pétitions-Patrimoine ont déjà réagi. Selon eux, “le projet de Maison de l’histoire européenne tel que proposé est complètement inadapté au patrimoine censé l’accueillir, car le programme prévu est démesuré par rapport à la capacité de l’institut Eastman à le recevoir, obligeant à une surélévation destructrice du bâtiment. Le programme d’affectation n’a manifestement pas été étudié et adapté aux possibilités et qualités du bâtiment. Dans le cadre de la réaffectation d’un patrimoine aussi remarquable, une telle démarche est à proscrire, étant l’inverse de la bonne pratique en la matière qui voudrait que l’on définisse le programme en fonction du patrimoine et non l’inverse”.
Ainsi, la surélévation de l’Institut en détruirait irrémédiablement la perception et la volumétrie, en alourdissant considérablement ses proportions et en noyant sa composition d’origine. Des espaces intérieurs seraient également sacrifiés et la conservation de l’ensemble des éléments décoratifs d’origine ne serait pas non plus assurée. La surélévation du bâtiment sur l’ensemble du parc
Léopold classé risquerait également de casser l’homogénéité de gabarits des bâtiments qui y sont actuellement implantés.
Enfin, la surélévation de l’Institut aurait un impact négatif sur l’harmonie d’ensemble qu’il forme avec son voisin direct le Lycée Jacquemain ainsi qu’un effet d’écrasement sur ce dernier. Pourriez- vous nous indiquer quelle est la position de la Région dans ce dossier, tant en termes urbanistiques que patrimoniaux ? Quel est, en outre, l’avis de la Commission royale des monuments et des sites (CRMS) concernant ce projet ?
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la rafle du Vel d’hiv… se souvenir d’hier pour demain…

124257-1Il y a 70 ans, les 16 et 17 juillet 1942 la France a vécu l’un de ses moments les plus douloureux de son histoire. La rafle du Vel d’hiv a conduit plus de 13.000 Juifs arrêtés à Paris par la police française à la déportation : 3 000 hommes, 6 000 femmes et 4 000 enfants.
8 160 Juifs ont été enfermés au Vélodrome d’Hiver. Retenus dans des conditions inhumaines pendant quatre jours, 1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants ont été entassés sur les gradins de ce stade, avant d’être emmenés dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers. Là, quelque 3 000 enfants en bas âge ont brutalement été séparés de leurs parents, et déportés vers Auschwitz via Drancy.
En déclarant que ce jour là, le jour de la rafle du Vel d’Hiv, « La France accomplissait l’irréparable », Jacques Chirac, a fait preuve de courage car depuis la France regarde son passé dans les yeux sans ciller. On attend toujours la même lucidité en Belgique.
Pourtant malgré ce geste et les nombreuses commémorations, qui devraient contribuer à aider à éradiquer l’antisémitisme, on observe une résurgence du phénomène. Tant en France, qu’ailleurs en Europe. Il faut donc poursuivre et améliorer l’éducation à la Shoah. Car en plus un sondage réalisé début juillet a révélé qu’une majorité (57 à 67%) des Français des moins de 35 ans ne savait pas ce qu’était la rafle du Vel d’Hiv.
Voilà pourquoi il faut en parler et en parler encore. De la Shoah, mais aussi du génocide arménien, et du génocide des Tutsis. Apprendre d’hier pour construire un avenir meilleur pour tous nos enfants.

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Au bar de l’Europe…

Voici le lien si vous souhaitez regarder l’émission du Bar de l’Europe du 7 juillet, où je parle du “carton rouge à la prostitution” lors des grands événements sportifs mais aussi de l’intégration, de Sharia4Belgium, des extrémismes, du vivre-ensemble!

Copiez le lien ci-dessus et vous pourrez voir l’émission!

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Le-Bar-de-l-Europe/Episodes/p-22294-Viviane-Teitelbaum.htm

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