avril « 2012 « Le blog de Viviane Teitelbaum

Archive pour avril 2012

27

Arrêt de travail à la STIB : Je dénonce l’irresponsabilité de la direction

imagesVoici le communiqué de presse du MR suite à mon intervention en séance plénière de ce jour…
Suite à l’agression du 7 avril dernier, qui a causé le décès d’un superviseur de la STIB dans l’exercice de ses fonctions, l’ensemble de la Région bruxelloise a été privé de transports publics pendant plusieurs jours entraînant de nombreux problèmes de mobilité pour les Bruxellois, les travailleurs mais également les touristes visitant la Capitale. Si certains ont pu pallier l’absence de transports en commun, en ayant recours à d’autres alternatives, comme le covoiturage, Cambio, Villo, taxi, ou encore très souvent à pied, force est de constater que la grande majorité des usagers habituels de la STIB ont été, une fois encore, victimes de ces perturbations.

La députée libérale Viviane TEITELBAUM interrogeait ce matin, en séance plénière du Parlement bruxellois, la Ministre en charge de la mobilité, Brigitte GROUWELS, sur cette problématique récurrente. Sans vouloir remettre en cause le principe du droit de grève, la députée MR a insisté : « Il y a lieu de s’interroger sur l’origine et les conséquences qui ont découlé de l’absence de transport en commun et sur la manière dont les choses se sont déroulées. En effet, les trois premiers jours, il y a eu un arrêt de travail décidé par la direction. Ensuite, après l’arrêt de travail, la grève a commencé et s’est déroulée pendant trois jours de plus… »

Viviane TEITELBAUM a donc interpellé Madame GROUWELS sur le coût financier pour la STIB de cette action d’arrêt de travail suivi d’une longue grève, ainsi que sur le nombre total d’usagers touchés directement ou indirectement par ce mouvement. Elle l’a également interrogé sur la prise de décision de l’arrêt de travail : « Qui a décidé de l’arrêt de travail des trois premiers jours? De qui était-ce la compétence ? Qui a pris quelle décision, sur quelle base, quand ? »

Le manque de communication durant la grève a également été relevé par la députée MR, tout comme une indemnisation des passagers et l’instauration éventuelle d’un service minimum dans les transports publics bruxellois.

A ces questions, la Ministre a répondu que la direction de la STIB a organisé l’arrêt de travail pendant trois jours pour canaliser l’émotion, a communiqué suffisamment aux voyageurs et remboursera les trois jours non prestés aux abonnés. Pour la députée Viviane TEITELBAUM, il s’agit là d’une faute de la part de la direction car elle n’a pas la compétence pour décider d’un arrêt de travail, décision qui incombe au Conseil d’Administration. Il n’est pas admissible que la Ministre couvre cette décision qui n’a pas non plus été discutée par le Gouvernement.

En ce qui concerne le remboursement des trois jours, les voyageurs ayant un abonnement annuel apprécieront le geste… Enfin, en ce qui concerne l’impact, il ne peut être uniquement évalué en termes économiques mais doit aussi être mesuré sur le plan social, car de nombreux intérimaires et ouvriers, les métiers plus précarisés, ont été particulièrement pénalisés. Et la députée de conclure : « Je regrette la légèreté avec laquelle la Ministre a répondu, la distance qu’elle prend face aux responsabilités du service public en démocratie et l’indifférence de sa part aux conséquences sociales de la gestion de la STIB par le directeur. »

Twitter Facebook
27

arrêt de travail et grève à la stib suite à l’incident tragique…

Mon intervention en séance plénière du 27 avril concernant l’action de grève à la STIB consécutive au décès d’un superviseur de la STIB dans l’exercice de ses fonctions
unknown
Monsieur le Ministre – Président,

Suite au dramatique incident du samedi 7 avril dernier qui a causé le décès d’un superviseur de la STIB dans l’exercice de ses fonctions, l’ensemble de Région bruxelloise a ainsi été privée de transports publics pendant plusieurs jours entrainant de nombreux problèmes de mobilité pour les Bruxellois, les travailleurs ou encore les visiteurs de la Capitale. L’émotion était là et on peut la comprendre. Tout comme on doit appréhender concrètement, mes collègues l’ont dit, le renforcement de la sécurité dans les transports publics.
Si certains ont pu pallier l’absence de transports en commun, en ayant recours à d’autres alternatives : covoiturage, cambio, villo, taxi, ou encore très souvent à pied, force est de constater que la grande majorité des usagers habituels de la STIB ont été victimes de ces perturbations.
Sans vouloir remettre en cause le principe du droit de grève qui est un droit reconnu dans notre pays, ni évidemment la cause bien légitime qui en est à l’origine, il y a quand même lieu de s’interroger sur l’origine et les conséquences qui ont découlées de l’absence de transport en commun et sur la manière dont les choses se sont déroulées.
En effet, les trois premiers jours il y a eu un arrêt de travail décidé par la direction. Ensuite, après l’arrêt de travail, la grève a commencé et s’est déroulée pendant trois jours encore.
Dès lors, Monsieur le Ministre-Président, voici les questions que je souhaiterais développer à l’appui de mon interpellation :
- Pourriez-vous nous indiquer le coût financier pour la STIB de cette action de l’arrêt de travail suivi de la grève ainsi que le nombre total d’usagers touchés directement ou indirectement pendant les différents jours de grève et d’arrêt de travail?
- Qui a décidé de l’arrêt de travail des trois premiers jours? De qui était ce la compétence ? Qui a pris quelle décision, sur quelle base, quand ?
- Il y a à Bruxelles 700.000 travailleurs et 230.000 élèves, qui a pris la décision de tout arrêter ?
- Ensuite, tant l’arrêt de travail, que la grève ont commencé sans aucune information aux voyageurs. Des mesures spécifiques n’auraient-elles pas du être prises pour informer les usagers du réseau durant ces périodes et éventuellement leur suggérer des alternatives de mobilité? Qu’a fait la direction de la STIB pour cela ? Si le droit de grève est un droit indéniable, le respect des usagers l’est aussi. L’opérateur qu’est la STIB n’aurait-elle pas du organiser une communication ?
- Par ailleurs, une indemnisation des usagers, et notamment de ceux qui disposent d’abonnements, serait prévue pour compenser les conséquences résultant de l’inactivité du réseau pendant les trois jours d’arrêt de travail soutenus par la direction. Sur quelle base de calculs? Qu’en est-il des autres jours?
- Enfin, où en êtes-vous par rapport à la réflexion relative à l’instauration d’un service minimum dans les transports publics bruxellois ?

Twitter Facebook
24

«tolérer le négationnisme, c’est tuer une seconde fois les victimes»

545994_3712273015096_1523775512_3147902_1808900597_n-1Ce 24 avril, nous avons commémorons les 97 ans du génocide des Arméniens. Comme l’a rappelé le Président Michel Mahmourian dans un excellent discours, ce génocide panifié et exécuté, a vu les deux tiers des Arméniens qui vivaient sur le territoire actuel de la Turquie exterminés au cours des déportations et des massacres de grande ampleur. Nous connaissons l’Histoire, elle a été dite et redite encore. Aujourd’hui elle subit des attaques négationnistes. Mais Juifs,Tutsis Arméniens et leurs amis sont unis contre l’oubli, contre tous les négationnismes et dans le travail pour la Mémoire.
A mes compagnons de Mémoire et amis arméniens je répète mon engagement à leurs côtés en cette journée de tristesse et de commémoration. Car comme l’a écrit Elie Wiesel, «tolérer le négationnisme, c’est tuer une seconde fois les victimes ». C’est pour cela que j’ai été à la commémoration du Génocide Arménien au Monument à Ixelles. Pour la Mémoire.

Twitter Facebook
17

Quand Philippe Moureaux se sert de l’Histoire, il humilie la démocratie.

Goebbels

Goebbels

Puisqu’il ne peut s’agir d’ignorance, il s’agit donc bien d’outrance: Quand Philippe Moureaux se sert de l’Histoire, il humilie la démocratie.

Le contexte à l’origine des derniers dérapages ? Une émission de la RTBF « Questions à la Une » sur « Faut-il craindre la montée de l’Islam ? » La réaction du Bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux, au travail des journalistes: « ils ont agi comme Goebbels l’a fait avec les Juifs ». Alain Destexhe qui est interviewé dans l’émission sera qualifié sur un faux-profil de Facebook de « docteur Mengele sans frontière ». Ce qui est redoutable ici et qu’il faut dénoncer c’est la banalisation d’un discours de nazification qui devient respectable. Car à force d’expliquer l’inexplicable, on finit par justifier l’injustifiable et par banaliser les discours négationnistes.

Enfants à Auschwitz victimes des expériences de Mengele

Enfants à Auschwitz victimes des expériences de Mengele


Mais ce n’est pas nouveau. Le 11 mai 2006, la Ministre de la Justice, L.Onkelinx comparait le recensement des Imams au port de l’étoile jaune pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le dimanche 16 octobre 2005, lors du journal télévisé de RTL-TVI, à l’occasion des 25 ans du parlement wallon, le président José Happart, n’hésite pas à comparer le climat politique qui prévalait en Wallonie à celui qui exista dans l’Allemagne de 1933. Le 17 novembre 2005, lors l’organisation de la Bus Academy par la STIB, un membre de la Direction de l’Infrastructure des Transports Publics (DITP) de l’AED-MRBC, illustre le manque d’espace dans les bus en disant : « c’est comme les trains Auschwitz ».
Port de l'étoile jaune obligatoire

Port de l'étoile jaune obligatoire


Quand un journaliste dénonce ouvertement un Imam qui tient des propos antisémites et insultants pour les femmes, il agirait comme Goebbels ? Pourquoi ? Qui était Goebbels ? L’historien Philippe Moureaux le sait fort bien, c’est d’autant plus grave évidemment ! Ministre à l’Education du peuple et à la propagande sous le 3è Reich de 1933 à 1945, son nom reste indissolublement lié à l’emploi des techniques modernes de la manipulation des masses et de la démagogie de propagande totalitaire. Joseph Goebbels était un proche d’Hitler, tout comme Goering, Himmler ou encore … Mengele. Son rôle est très important dans la mise en place de la dictature nazie et de la diffusion des mots d’ordre puisque c’est son ministère qui régente et censure toute la presse. Goebbels est constamment aux avant-postes dans la radicalisation du régime contre les Juifs qui mena aux camps de concentration, aux fours crématoires et à la mise à mort de 6 millions de Juifs sur le territoire Européen.

Mengele, quant à lui était un médecin nazi actif notamment au camp de concentration d’Auschwitz, où il a participé à la sélection des déportés voués aux chambres à gaz et s’est livré sur de nombreux prisonniers - surtout sur les jumeaux, mais aussi sur les transsexuels- à des expériences pseudo-scientifiques en leur injectant divers produits chimiques, par exemple. Il est connu sous le surnom d’« ange de la mort ».

Il va de soi que notre situation politique n’a rien à voir avec celle de 1933, année où les nazis bâtirent des camps de concentration pour y enfermer les opposants politiques, les homosexuels, les handicapés, les Juifs et les tziganes. Les comparaisons abusives de José Happart cherchent à faire peur et nuisent au bon fonctionnement de nos institutions et aux sanctions prises à l’encontre de certains responsables politiques wallons qui se seraient alors rendus coupables de malversations. Elles dénigrent les hommes et les femmes qui sont engagés dans l’action politique ainsi que la presse qui fait son travail.

Quel rapport y –a-t-il entre les heures de pointe dans les transports en commun à Bruxelles en 2005 et les trains de la mort qui roulaient vers les camps d’exterminations ou de travail ?

Quel rapport y a-t-il entre vouloir régulariser la situation des Imams en Belgique et le port de l’étoile jaune, rendu obligatoire pour les Juifs le 7 juin 1942. Cette brimade qui clôtura les mesures d’exception qui éliminèrent les Juifs de la vie économique et sociale rendait la persécution visible et déboucha le même mois sur la décision de commencer les déportations.

Fasciser un démocrate, un journaliste, en le comparant à un nazi, c’est faire insulte au débat démocratique, à la mémoire des victimes de la Shoah, à l’honneur des résistants à ce régime mais aussi à l’histoire de l’Europe.

Et cela débouche sur quoi ? Par exemple, le dernier parmi beaucoup d’autres, hier un chirurgien orthopédiste bruxellois qui aurait tenu des propos antisémites, en pleine opération, envers l’un de ses stagiaires juifs. Il y est question de cri de ralliement nazi, d’allusion aux chambres à gaz.

Ces comparaisons sont inacceptables. On peut tout critiquer tant que l’on reste dans l’enceinte démocratique avec des mots justes pour qualifier des situations dans leur contexte actuel sans tomber avec excès et facilité dans des comparaisons regrettables qui débouchent inéluctablement sur la banalisation. Monsieur Moureaux, quand vous vous servez ainsi de l’Histoire, vous humiliez la Démocratie !

Twitter Facebook
04

NON aux atteintes aux droits des femmes!

csw2jpg-2Soutenons l’appel de cinq organisations internationales de femmes pour refuser toute tentative de certains pays membres de l’ONU d’invoquer des « valeurs ou des morales traditionnelles » pour porter atteinte aux droits humains et aux droits des femmes en particulier garantis par le droit international, ou en limiter sa portée. Le Conseil des Femmes Francophones de Belgique soutient cette position qui va dans le sens du manifeste pour les droits des femmes co-rédigé avec le Vrouwenraad.

Pour défendre les droits de femmes et signer l’appel cliquez sur le lien ( ou copier l’url dans votre navigateur) ! http://www.apwld.org/uncategorized/say-no-to-safeguarding-traditional-values-over-womens-human-rights-sign-here/#more-2361

Twitter Facebook