juillet « 2011 « Le blog de Viviane Teitelbaum

Archive pour juillet 2011

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Israël - Palestine: il faut la reconnaissance mutuelle en préalable

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Voici mon intervention en séance plénière sur la résolution relative à la reconnaissance unilatérale de l’État palestinien en septembre 2011. Je n’ai pas voté le texte. Je me suis abstenue car je crois à la négociation et pas à la politique des faits accomplis. Ce sont véritablement les négociations politiques qui permettront d’avancer.

Comme en commission, je tiens à saluer le climat dans lequel a été débattu ce texte. Il est des sujets sur lesquels il est difficile de s’exprimer à la tribune et je suis heureuse de pouvoir le faire pour la première fois sur ce sujet sans être huée. C’est même un plaisir.
Je m’appelle Teitelbaum, mais je demanderais à mon collègue M. Hutchinson de ne pas m’assigner à résidence identitaire malgré mon nom. En effet, ce n’est pas mon approche.
Outre le climat, je salue aussi le texte issu du débat, à mon sens meilleur que celui du Sénat. Je pense qu’il faut défendre des valeurs et non des électorats. Avec ce texte un effort a été fait dans ce sens. Répondre positivement à notre demande d’amendements participait de cette démarche et je tiens à saluer le fait.
Je ne suis pas dans l’émotion, M. Mouhssin, car je peux en parler très calmement. Je vis en Belgique, je suis citoyenne belge ; nous devons pouvoir parler de tout, calmement.

En commission, ce midi, je me suis abstenue. Je vous explique pourquoi: le texte comporte des améliorations mais nous devons vivre avec le fait qu’il y a différentes parties dans un texte comme celui-ci, dont certaines ne peuvent être modifiées. J’aurais pu participer à son élaboration, et cela aurait été différent mais tout est allé très vite.
Ce matin, nous avons entamé une discussion de groupe sur un texte qui ne correspondait pas au texte présenté la majorité; nous nous en sommes aperçus une heure avant le début de la discussion.
Ce texte comporte plusieurs raccourcis : par exemple, dans les développements : l’Histoire n’a pas commencé il y a un an. Il n’y a pas de contextualisation. Ce qui est positif, c’est qu’il a été élagué, même si le narratif reste inchangé.
Le message important est d’admettre la création d’un État palestinien à côté d’un État juif, comme le prévoyait le plan de partage en 1947. Ces deux États doivent vivre côte à côte, dans la paix et la sécurité, mais il est important que l’issue se trouve dans la négociation. On considère que la création d’un État, par exemple même d’un État flamand, doit être négociée. Une déclaration unilatérale ne résout pas les problèmes.
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Il n’y aura pas un endroit dédié au surréalisme belge…

rue-du-pepinmais peut-être une plaque apposée sur une façade…

Voici ma question orale au Secrétaire d’Etat Emir Kir, chargé de l’Urbanisme et de la Propreté publique, concernant ” la maison du 28 rue du Pépin”

Monsieur le Secrétaire d’Etat,

La rue du Pépin, parallèle à la rue de Namur qui descend vers le Sablon, dispose d’une situation idéale à Bruxelles puisque nichée entre la Place Royale et la Porte de Namur.

Nous avons récemment appris qu’un projet de rénovation et d’agrandissement de certaines maisons de la rue était en cours. Il s’agit d’un projet assez important puisqu’il nécessite des dérogations au RRU. Selon nos informations, l’enquête publique aurait déjà eu lieu et la commission de concertation se serait réunie le 6 mai dernier.

Parmi les maisons concernées par ce projet, l’une d’entre-elle fait l’objet d’une attention toute particulière, à savoir celle située au numéro 28 de la rue. Et pour cause, elle a été la résidence de Marcel Mariën, l’un des membres du noyau dur qui gravitait autour de René Magritte. C’est notamment dans cette maison qu’il y a fondé la revue « Les lèvres nues » et que de nombreuses réunions de ce cercle surréaliste se sont tenues.

A ce jour, la maison est encore dans le même état qu’à l’époque de Mariën, soit le courant des années 50. D’où l’idée de certaines associations d’en faire un haut lieu du surréalisme, à quelques pas du musée Magritte, ce qui pourrait renforcer le pôle d’attraction touristique et culturelle de Bruxelles à ce sujet. Or, les travaux envisagés aux numéros 26, 28 et 30 de la rue du Pépin risquent de mettre en péril une telle initiative.

Pourriez-vous nous indiquer quelle a été la position de la Région au niveau de la commission de concertation qui s’est déroulée le 6 mai dernier ? Le projet de transformation tel qu’il a été présenté verra-t-il le jour ?

Par ailleurs, la Région soutient-elle l’idée de faire du 28 rue du Pépin un endroit dédié au surréalisme belge comme le propose certaines associations de défense du patrimoine ? Dans l’affirmative, comment ? A ce sujet, quelle a été votre réponse à la sollicitation qui vous a été adressée par ces associations ?

La réponse : Oui le permis a été accordé. Non il n’y aura pas un endroit dédié au surréalisme belge, mais peut-être une plaque sur une façade… Dommage!

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Deux pistes pour sortir Brutélé de l’impasse

présidentsUn article d’Alain Jenotte dans le Le Soir (supplément économique Page 22)
Mercredi 6 juillet 2011
Télécoms L’absorption par Tecteo est rejetée
Après de longs mois de travail deux pistes seront discutées par les administrateurs. Les deux co-présidents de Brutélé répondent à une interview pour en parler…
ENTRETIEN
L’imbroglio dans lequel se trouve Brutélé, déchiré entre ses ailes wallonne et bruxelloise, cédera-t-il la place à la réconciliation entre frères ennemis ? Cela ne relève plus complètement de l’utopie.
Depuis 2005, Brutélé était promis à une fusion par absorption avec l’intercommunale liégeoise Tecteo, avec qui il commercialise le « triple play » sous la marque Voo. Mais depuis plusieurs années, l’aile bruxelloise de Brutélé remet en cause ce projet de fusion. Ces six communes s’inquiètent d’un rapport de force peu favorable à Brutélé, qui les mettrait totalement sous la coupe de Tecteo. Un revirement qui a créé de graves tensions avec l’aile wallonne de Brutélé, présente notamment à Charleroi, et qui est restée longtemps favorable à cette fusion par absorptions.
Depuis quelques semaines, l’heure est à l’apaisement. C’est qu’aucun pan de Brutélé ne peut réunir seul la majorité nécessaire pour forcer la décision. Wallons et Bruxellois sont donc condamnés à s’entendre. La présidente bruxelloise Viviane Teitelbaum (MR) et le président wallon, Philippe Bouchez (PS), expliquent comment ils veulent sortir de l’impasse.
La volonté de trouver un accord sur l’avenir de Brutélé est manifeste. Quelles sont les options ?
Viviane Teitelbaum On a réussi à se reparler de manière constructive, en faisant le tri entre les propositions fantaisistes ou irréalistes, pour ne conserver que deux pistes. Une mise en vente de l’entreprise ou un rapprochement avec Tecteo. Mais en abandonnant définitivement l’hypothèse d’une fusion par absorption, qui n’est pas acceptable.
Philippe Bouchez Nous sommes au moins d’accord sur une chose, c’est que la situation actuelle ne peut plus durer. Brutélé ne peut rester isolé et devenir une sorte de principauté de Monaco des télécoms. Cependant, je continue à penser qu’une vente n’est pas la meilleure des solutions.
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dimension de “genre” le gouvernement fait des efforts…

dia06-gm-baustelle-i-1 ….mais le Parlement recale le secrétaire d’Etat!
Voici mon intervention en commission pour le Groupe MR, concernant le débat relatif au projet d’ordonnance portant intégration de la dimension de genre dans les lignes politiques de la Région de Bruxelles-Capitale. Le projet est ambitieux, et donc nous le soutenons mais manifestement il n’était pas prêt…. Après quelque remous au sein de la majorité le texte est reporté, le secrétaire d’Etat doit revoir sa copie!

Madame la Présidente,
Chers collègues,

Le Groupe MR souscrit bien évidemment aux objectifs visés dans le présent projet d’ordonnance déposé par le gouvernement.
Le texte examiné ce jour recouvre ainsi globalement les éléments soulevés dans la proposition d’ordonnance relative à la création d’un cadre légal pour la politique d’égalité des chances en Région de Bruxelles-Capitale. Cette proposition déposée par Mmes Brigitte De Pauw et Céline Fremault avait également été cosignée par les autres groupes de la majorité et de l’opposition dont le Groupe MR.
Même si l’égalité entre homme et femme doit être rappelée et garantie effectivement, il faut également s’attacher à valoriser les différences et les considérer comme une richesse puisqu’elles conduisent à des approches qui se complètent, ou encore de besoins qui orientent des options ou des choix.
Ainsi, le concept de genre se rapporte à ces différences sociales entre homme et femme présentes dans tous les aspects de la vie publique et privée.
C’est pourquoi, il convient de bien comprendre et intégrer le gender mainstreaming, que l’on peut définir comme la stratégie résultant de l’analyse en termes de genre et d’égalité de chaque axe politique, mesure ou action de chaque instance concernée lors des différentes phases de son élaboration et ce, dans tous les domaines et à tous les niveaux.
Il s’agit donc d’intégrer de manière systématique, transversale et préventive, la dimension de genre en vue de corriger les inégalités existantes entre homme et femme ou les inégalités qui pourraient en découler.
Comme tout le monde le sait ici, le concept de gender mainstreaming est apparu pour la première fois dans les documents de la troisième conférence mondiale des Nations unies sur les femmes en 1985 et a depuis été explicitement adopté lors de la quatrième conférence mondiale sur les femmes à Pékin en 1995. Il a ainsi été demandé aux autorités de tenir compte des dispositions et conclusions de cette conférence et de les intégrer dans leur politique. Mais cela n’est pas évident pour autant, comme ce n’est pas évident de transposer ce concept concrètement en politique à mener. Tout comme le gender budgetting n’est pas simple à mettre en place et évaluer! Surtout s’il n’est pas inclus dès le départ dans les politiques mises en place. Alors qu’il doit être considéré comme une forme spécifique de budgétisation orientée sur les résultats.
En Région bruxelloise, ce travail a été amorcé et nous avons eu l’occasion d’entendre, à plusieurs reprises les différent(e)s Ministres et Secrétaires d’Etat sur l’approche genrée de leurs compétences et sur les mesures concrètes mises en œuvre pour tendre vers une politique plus égalitaire en la matière.
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07

l’usage du gsm peut-être cancérigène?

phpthumb_generated_thumbnailjpgVoici mon interpellation de ce jeudi 7 juillet au Ministre Benoît Cerexhe, Membre du Collège réuni de la Commission communautaire commune chargé de la Politique de la Santé et de la Fonction publique concernant l’annonce de l’OMS selon laquelle l’usage des GSM doit être considéré comme “peut-être cancérigène pour l’homme”

Messieurs les Membres du Collège Réuni,
L’ARCC est compétente en matière de santé, et dès lors en matière de sensibilisation et d’éducation sanitaire et de prévention. Elle est en outre dotée d’une politique de coordination des politiques menées par les autres Communautés.

C’est dans ce cadre que je souhaite vous interroger suite à l’annonce ce mardi 31 mai 2011 par le Centre international de recherche sur le cancer, l’agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé.

Selon l’agence, les champs électromagnétiques de radiofréquence qui incluent donc les GSM, seraient « peut-être cancérigène pour l’homme ».

Ainsi, les preuves qui continuent à s’accumuler, seraient assez fortes pour justifier une telle classification, d’après les conclusions d’un groupe de travail d’environ 30 experts issus de 14 pays. Ce groupe s’est réuni pendant 8 jours à Lyon sous l’égide du Centre international de recherche sur le cancer.
Cette classification serait fondée sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé avec l’usage du téléphone sans fil.

Ce débat n’est pas neuf ! J’avais déjà évoqué cette question sensible lors de mon interpellation sur les menaces pour la santé suite à l’utilisation de téléphones portables par les jeunes et les enfants.

En 2008 déjà, j’évoquais le risque et soulignait qu’un portable en veille émet en permanence des ondes imperceptibles qui traversent la peau et viennent modifier le fonctionnement de nos cellules. Les micro-ondes émises par les portables sont mêmes capables de passer au travers des murs. D’après certaines thèses, ceux qui se croient à l’abri parce qu’ils ne s’en servent presque jamais sont tout autant concernés que ceux qui l’utilisent abondamment.
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Mon intervention sur l’amnistie en séance plénière

Voici le texte de mon intervention sur la proposition de résolution” visant à rappeler son soutien au nécessaire devoir de mémoire et son opposition à toute loi générale d’amnistie”. La résolution a été adoptée par 79 voix pour et 4 voix contre ( Vlaams Belang et NVA!). Fouad Ahidar, député SPa a fait une intervention que j’ai trouvée remarquable, expliquant qu’il a été à Auschwitz et que suite à cela il estimait qu’on ne pouvait pas comparer ou amalgamer la situation du Moyen-Orient avec la Shoah.
Nous étions souvent en désaccord sur la situation à Gaza, mais une telle intervention est à souligner!

Parlement bruxellois, 1er juillet 2011

Madame la Présidente,
Chers collègues,

Je suis vraiment confortée par le fait que tous les groupes de la majorité aient co-signé ce texte. C’est important.
Si je milite pour la Mémoire et le travail de Mémoire, depuis tant d’années, c’est parce que cela participe d’un travail pour la Démocratie certes, mais aussi sans doute parce que je suis ce qu’on appelle la « 2ème génération », comme tous les Juifs qui ont mon âge. Toutes les victimes n’étaient pas juives mais tous les Juifs étaient victimes. Si nous sommes nés c’est parce que nos parents ont survécu: survivants de la déportation, des camps de la mort ou enfants cachés ou encore ayant pu s’enfuir des griffes nazies. Si nous sommes là c’est parce que l’histoire des survivants est celle d’un miracle. Chaque enfant, chaque famille - en tout ou en partie res¬capée — a rencontré plusieurs fois la chance sur sa route. La chance d’avoir échappé à une rafle, à une dénonciation, à une bombe. La chance d’avoir trouvé un refuge, d’avoir rencontré un résistant, un passeur honnête, un voisin qui était un homme conscient, une voisine qui a eu pitié.
Ces résistants, ces Justes parmi les Nations ont eu un courage exemplaire au péril de leur vie.
Et je pense donc que pour eux, pour saluer leur courage inouï, ou pour rappeler les déportés Juifs ( 25.000 de Malines et 5.000 de Drancy), les Tsiganes, les homosexuels, les communistes, mais aussi pour les générations à venir c’est important de se souvenir… tout simplement.
Il y a 66 ans la tragédie de la Deuxième Guerre mondiale s’achevait et avec elle prenait fin l’extermination des Juifs, l’exécution et la déportation des résistants au régime nazi.
Il y a donc un peu plus d’un demi siècle ou il y a seulement un peu plus d’un demi siècle devrais je dire que des hommes, des femmes et des enfants ont enfin vu se lever le jour de la liberté retrouvée. Nombreux d’entre eux n’avaient ni force ni goût pour fêter la victoire de la démocratie sur la barbarie nazie, nombreux d’entre eux, affaiblis par les années de camps, frôlant la mort au quotidien, ne pouvaient même pas compter les survivants.
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