juin « 2011 « Le blog de Viviane Teitelbaum

Archive pour juin 2011

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Ixelles contre l’amnistie!

memorial-ixlVoici mon intervention pour présenter la motion que j’ai déposée “relative au refus d’une amnistie des condamnations et sanctions infligées du chef d’actes d’incivisme commis entre le 10 mai 1940 et le 8 mai 1945″, qui a été co- signée par tous chefs de groupes et voté à l’unanimité en conseil communal le 23 juin 2011.

Je suis vraiment contente que tous les chefs de groupes signent ce texte qui a déjà été voté dans différentes communes comme à Liège et Bruxelles Ville.
Si je milite pour le travail de Mémoire, si je milite pour la Mémoire depuis toujours, c’est parce que cela participe d’un travail pour la Démocratie certes, mais aussi parce que je suis ce qu’on appelle « 2ème génération », comme tous les Juifs qui ont mon âge. Si nous sommes nés c’est parce que nos parents ont survécu. Ils étaient déportés ou enfants cachés ou ont pu s’enfuir des griffes nazies. Si nous sommes là c’est grâce à l’aide d’un résistant, d’un Juste parmi les nations, ou grâce à la chance, un petit miracle, peu importe.
Et je pense donc que pour eux, pour saluer leur courage ou rappeler leur existence, mais aussi pour les générations à venir c’est important de se souvenir… tout simplement.
Il y a 66 ans la tragédie de la Deuxième Guerre mondiale s’achevait et avec elle prenait fin l’extermination des Juifs, l’exécution et la déportation des résistants au régime nazis.
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formation professionnelle : et le genre dans tout ça?

Voici mon intervention en séance plénière du Parlement Francophone Bruxellois ce vendredi 24 juin 2011, sur la formation professionnelle.

discrimination1-1Si la situation en terme de genre s’est améliorée, on se rend compte que les femmes apparaissent, de plus en plus, tout à la fois mieux formées que les hommes, mais encore trop souvent discriminées à l’emploi du fait du genre.

Les discriminations de genre portent tout particulièrement sur l’accès à l’emploi et sur la qualité de celui-ci : les efforts de formation tant initiale que continuée des femmes se traduisent moins, comparativement aux hommes, en positions correspondantes sur le marché du travail.

C’est pour cela que je veux rappeler qu’il est essentiel d’appliquer une grille de lecture « Genre » aux politiques de formation, pour encourager la féminisation des métiers traditionnellement masculin. Et on le voit, avec un exemple dont on parle beaucoup ces temps-ci : la STIB. Pour cela, il faut encourager et, plus que cela, stimuler la présence de femmes dans les formations à des métiers traditionnellement masculins, et, de la même manière, celle d’hommes dans des formations aux métiers traditionnellement féminins.

Et on l’a vu on est encore loin du compte… Pourquoi ? Ce sont des questions qu’il faut se poser avec honnêteté.

D’abord, sans doute, il faudrait pouvoir disposer de statistiques genrées à jour sur les formations. Ensuite, très certainement, permettre des évaluations sur base de critères objectifs. En général ces outils permettent d’identifier les problèmes et de faire des progrès.
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Mon interpellation sur le suivi donné aux actes antisémites en région bruxelloise

antisemitisme-150x150Mon interpellation à M. Charles Picqué, ministre - président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des Pouvoirs locaux, de l’Aménagement du Territoire, des Monuments et Sites, de la Propreté publique et de la Coopération au Développement, concernant « le suivi de la résolution relative à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie » en commission des Finances du Parlement bruxellois, le jeudi 23 juin 2011

Le 20 mai 2005, le parlement régional bruxellois adoptait une résolution relative à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie à propos de laquelle j’ai déjà eu l’occasion de vous interpeller.
Le parlement enjoignait les différents gouvernements fédéral, régionaux et communautaires, ainsi que les communes, à prendre des mesures et à développer une série d’initiatives visant à rencontrer cet objectif.
Notre parlement leur demandait notamment de se porter garant de la dignité, de la liberté individuelle et des droits égaux pour tous, de combattre toute forme de discrimination et de poursuivre toutes formes de violences physiques ou verbales basées sur des critères de fortune, de naissance, de couleur, de prétendue race, de sexe, d’orientation sexuelle, de langue, de convictions
idéologiques, etc. Celui-ci recommandait aux différentes entités de poursuivre de façon systématique les auteurs
d’actes racistes, antisémites et xénophobes et d’optimaliser la coopération judiciaire en vue de lutter plus efficacement contre leur diffusion sur internet.
L’assemblée régionale prescrivait la condamnation et la poursuite de toute expression de révisionnisme ou de négationnisme.
Un volet préventif était également développé avec, entres autres, la demande de promotion d’une politique d’égalité des chances en matières d’emploi et de logement et l’organisation de formations à destination du personnel engagé dans le cadre des Contrats de sécurité et de prévention.
Ce volet prévoyait également de mettre sur pied des formations spécifiques à destination des instituteurs et des professeurs afin qu’ils disposent, d’une part, d’une base solide lorsqu’ils se penchent sur l’histoire du génocide du peuple juif et des autres génocides et, d’autre part, d’arguments forts lorsqu’ils sont confrontés à des réflexions racistes concernant l’histoire de l’immigration dans notre pays.
Un autre aspect particulièrement important de la prévention est la sensibilisation des jeunes aux phénomènes du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie au travers de projets et d’activités ludiques dans les écoles, les associations, les centres sportifs et les autres lieux d’échanges.
La proposition demande également de poursuivre toutes formes de violence physique ou verbale basées sur les critères précités, et donc de sanctionner de façon systématique les auteurs d’actes racistes, antisémites et xénophobes et de condamner toute tentative de récupération visant à l’incitation à la haine des événements géopolitiques au Moyen-Orient en mots ou en actes contre les musulmans ou les juifs à Bruxelles.
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Mon intervention en commission pour présenter la résolution contre toute amnistie

belgique_occupeeVoici le texte de mon intervention pour présenter en commission des finances ce jeudi 9 juin 2011, la proposition de résolution exprimant le soutien au devoir de mémoire et contre toute amnistie.

Il y a 66 ans la tragédie de la Deuxième Guerre mondiale s’achevait et avec elle prenait fin l’extermination des Juifs, l’exécution et la déportation des résistants au régime nazis.
A plusieurs reprises, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, des tentatives de réhabilitation de ceux qui furent traîtres à leur patrie ont été faites. En 1998, le « décret Suykerbuyk » qui plaçait des inciviques sur le même pied que les victimes de guerre et qui visait à accorder une aide complémentaire à des personnes vivant dans une situation de précarité par suite de circonstances dues à la guerre, à la répression et à l’épuration a été votée. Des recours ont été déposé car déjà nous ne pouvions accepter que des inciviques soient placés sur le même pied que les victimes de guerre, dont nous démocrates restons les représentants, les héritiers physiques, les légataires spirituels. Car déjà nous ne pouvions imaginer que des fonds publics servent à récompenser des personnes qui ont été condamnées pour leur collaboration avec le régime nazi. Heureusement la Cour d’arbitrage a annulé le décret Suykerbuyk, qui ne sera jamais appliqué.

Il y a plus d’un demi siècle ou il y a seulement un peu plus d’un demi siècle devrais je dire que hommes, femmes et enfants ont enfin vu se lever le jour de la liberté retrouvée. Nombreux d’entre eux n’avaient ni force ni goût pour fêter la victoire de la démocratie sur la barbarie nazie, nombreux d’entre eux, affaiblis par les années de camps, frôlant la mort au quotidien, ne pouvaient même pas compter les survivants.

Les enfants qui ont 18 ans aujourd’hui ne conserveront de l’histoire que les notions qui leur auront été transmises par ceux qui l’ont vécue et qui ont réussi à survivre, et par ceux qui la leur enseignent aujourd’hui.

Ces enfants qui ont 18 ans en l’an 2011 ont toujours connu le SIDA, n’étaient pas nés lors de la chute du Mur de Berlin ou lorsque l’URSS s’est décomposée. Pour eux la guerre du Vietnam est de l’histoire ancienne. Ils craignent peut-être une guerre nucléaire, mais Tienanmen ne représente sans doute rien à leurs yeux… De manière plus anecdotique, ils ont été accueillis dans les foyers bien après les premiers ordinateurs portables, n’ont pas connu la télévision en noir en blanc et sont nés dix ans après le baladeur, qui n’existe plus.

Alors enseignons leur l’histoire correctement c’est là notre responsabilité, mais inculquons leurs aussi des valeurs d’humanisme, empreintes de justice et de tolérance afin qu’ils deviennent des citoyens et des citoyennes conscients de leurs devoirs au sein d’une démocratie qu’ils auront à cœur de défendre, dans laquelle ils auront le bonheur et la fierté de vivre.
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