En direct du Parlement et/ou d’Ixelles « Le blog de Viviane Teitelbaum

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Santé - social: mieux vaut prévenir que guérir!

unknown2Mon intervention dans le budget Cocom - santé et social- pour le groupe MR en séance plénière du Parlement Bruxellois ce vendredi 13 décembre 2013
Monsieur le Ministre,
Cher-e-s Collègues,
La déclaration de politique générale ainsi que l’exposé sur le contenu des politiques par les ministres compétents démontrent que, la CCC va devoir faire face à de nouveaux défis. Si celle-ci semblait il y a peu vouée à disparaître, elle est maintenant appelée à donner forme, d’une manière décisive, à la politique sociale en Région bruxelloise.

Malheureusement, encore une fois, le manque d’ambition semble une fois encore au rendez-vous: on constate que sur le plan de l’Aide aux Personnes et de la Santé, le financement de la CCC s’avère insuffisant. Nous regrettons que peu de précisions aient été apportées en commission quant aux moyens prévus pour la modernisation de l’administration ou le recrutement de personnel compétent. Comme je le disais, la Cocom a besoin d’être repensée et améliorée afin de faire face aux nouvelles compétences qui lui ont été attribuées.

Et je me permets de rappeler que le budget est un document récapitulatif et prévisionnel des recettes et des dépenses déterminées et chiffrées, sur base du compte je suis d’accord. Ce résultat -pour être significatif- on le sait est obtenu moyennant une démarche de préparation rigoureuse et respectueuse des grands principes et des bonnes pratiques de la comptabilité.

Et on le sait bien sûr, ce résultat - pour être légitime- doit faire l’objet d’une procédure reconnue pour son élaboration et/ou d’une validation selon les formes appropriées. Mais ce résultat -pour être utile- est le résultat avant l’action d’une réflexion prévisionnelle, pendant l’action d’un suivi et d’un contrôle d’exécution, après l’action d’une procédure d’évaluation. Or effectivement la déclaration de politique générale n’avait pas amené beaucoup de nouveautés, donc le budget prévisionnel est à son image.

Pourtant, nous sommes tous conscients de la situation bruxelloise où près de 30% des Bruxellois-es vivent sous le seuil de pauvreté et on sait déjà que la situation n’est pas prête de s’améliorer dans un proche avenir.

Les jeunes figurent, par exemple, parmi les oubliés de ce collège, pourtant, nous sommes la seule Région dont la population rajeunit ! Près de 30% de la population a moins de 35 ans et les politiques qui s’y rapportent n’évoluent pas ! Je le répète chaque année : le taux de chômage chez les jeunes avoisine les 30%, un jeune sur cinq quitte l’école sans avoir obtenu son diplôme de l’enseignement secondaire supérieur ou une autre attestation de formation.
Nous nous réjouissions en 2012 que l’accent ait été porté sur les jeunes lors de l’élaboration du rapport sur l’état de la pauvreté à Bruxelles. Malheureusement, ce rapport ne semble pas avoir eu beaucoup d’impact sur les politiques envisagées par ce gouvernement. Les jeunes sont parmi les grands absents de ce budget 2014 et on peut dès lors se demander si le gouvernement s’inspire des études réalisées.
On peut observer dans l’activité 7 du programme 1 de la division 3 que 242 000 € seront attribués à l’exécution du Plan d’action de la lutte contre la pauvreté mais quelle part exactement bénéficiera aux jeunes ? Quelle politique sera mise en place afin de leur permettre une formation adaptée, afin qu’ils trouvent un travail, un logement, afin qu’ils puissent évoluer dans un environnement qui leur permette de débuter dans la vie sans tomber rapidement dans la précarité et l’assistanat.

Les femmes sont également, encore une fois, le parent pauvre de ce budget. Je l’ai souligné en commission, j’attends avec impatience l’arrivée des budgets genrés de manière générale, mais en ce qui concerne la santé et l’aide aux personnes, ce sont des domaines où ces données genrées seraient particulièrement utiles afin de développer des politiques ad hoc si pas nouvelles et ambitieuses.

Nous nous réjouissons bien entendu de l’ouverture d’une maison d’accueil pour femmes sans abris de 31 places, même s’il est dommage que celle-ci n’ouvre ses portes qu’après la période hivernale. Nous sommes également contents d’apprendre que les femmes seront le thème du rapport sur l’état de la pauvreté en 2014. Toutefois, tout comme pour les jeunes, je me demande quel sera l’impact de ce type de rapport sur la politique du Collège réuni. J’ose croire qu’il sera utilisé pour explorer de nouvelles pistes, et que cela donnera lieu à des budgets pour répondre aux nouvelles évolutions. Pour citer un exemple : la Région bruxelloise se caractérise par la présence sur son territoire d’un nombre proportionnellement plus élevé de familles monoparentales. Or, les familles monoparentales, composées dans leur majorité d’une mère qui élève seule ses enfants, sont plus exposées au risque de pauvreté. Les désunions semblent avoir un impact considérable sur les revenus et les conditions de vie. De plus en plus de sans –abris sont des femmes, dans des proportions inquiétantes et un tiers des bénéficiaires du samu social sont des femmes. De nouvelles pistes sont-elles explorées ? Des budgets sont-ils débloqués en vue d’améliorer la situation ? Ce n’est pas lisible dans le budget et en tout cas nous espérons que ce rapport ne sera pas uniquement un état des lieux – certes essentiel – mais débouchera sur des politiques concrètes.

Par ailleurs, la période hivernale aura été marquée par la cacophonie du plan hivernal. Si, au final, une solution a été trouvée, le lancement a été pour le moins chaotique et l’on peut regretter que le plan ait été lancé si tard. Pourtant, l’année dernière, nous nous réjouissions de son lancement anticipé. Malheureusement, il semblerait que le collège réuni n’ait pas souhaité terminer sur cette bonne note et la belle organisation de l’année passée n’a pas été reproduite. Les désaccords entre le collège réuni et le Président du CPAS, ont été largement répercutés et ce dernier a même prétendu que le collège avait mal budgetisé le plan hivernal.
En Commission, le ministre des finances, a expliqué que le problème aurait pu être évité s’il en avait été averti plus tôt. En effet, il semblerait que le Samu-social ait été dépassé par l’augmentation des besoins de ce plan hivernal. Chaque année, les moyens alloués à ce plan sont en augmentation. Très bien, nous le saluons, mais cette augmentation devrait aussi être accompagnée de moyens structurels afin d’endiguer le problème à la source et d’empêcher ces personnes précarisées de tomber dans le sans-abrisme.

Enfin, j’aborderai les soins à domicile. Nous le savons depuis plusieurs décennies, le papyboom arrive et crée une augmentation de la demande de soins chez les personnes âgées. En effet, la Région bruxelloise enregistre une évolution démographique quelque peu atypique par rapport aux autres régions de notre pays. Si la forte expansion démographique associée à la forte immigration internationale et à la dynamique naturelle très soutenue induit un effet de rajeunissement de la population, la problématique du vieillissement de la population est néanmoins bien présente. En d’autres termes, même si on a un pourcentage élevé de jeunes, la population âgée augmente bel et bien. Or, on sait également que la population âgée est davantage exposée au risque de pauvreté. Il est donc important d’apporter une réponse adaptée aux besoins de chacun-e. Etant donné que l’offre ne permettra jamais d’accueillir toutes les personnes âgées dans les hôpitaux, les maisons de repos, ou les MRS, il est donc nécessaire d’améliorer le service de soins à domicile. Malheureusement, encore une fois, aucune augmentation substantielle n’est opérée cette année. Comment dès lors ne pas craindre la mise en place de solutions « rustines » par le collège réuni qui risque d’agir lorsqu’il sera trop tard.

Tout cela pour dire que l’anticipation fait partie des responsabilités politiques. Comme dit l’adage, il vaut mieux prévenir que guérir ! Les jeunes doivent voir leur formations améliorées afin qu’ils trouvent un meilleur emploi plus tard, des réponses structurelles doivent être apportées au sans-abrisme afin qu’on n’observe pas, d’année en année, une augmentation du nombre de sans-abris, les soins de santés doivent être améliorés dès à présent etc. Il est temps que cette Région passe d’une vision court terme à une vision long terme afin de permettre aux Bruxellois-es de bénéficier de politiques qui offrent des réponses concrètes aux problèmes qu’ils vivent. Pour cela, même s’il est fort bien de partir du compte et d’améliorer la situation, il faut mettre des priorités et avoir une vision. C’est peut être ce qui manque le plus dans cette majorité.

Je vous remercie.

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Stéréotypes sexistes chez Bruxelles -Formation et Actiris!

Mon interpellation à la ministre Céline Fremault, chargée de l’emploi, de l’économie, du commerce extérieur et de la recherche scientifique, concernant “la publicité pour la Journée des Femmes organisée par Actiris le 17 septembre 2013″ en commission du 6/11/2013
Mme Viviane Teitelbaum
Ce 17 septembre a eu lieu la Journée des Femmes organisée par Actiris en vue de faire découvrir aux femmes les formations en logistique.
L’objectif de cette journée était d’autant plus louable qu’il cherchait à attirer des femmes peu diplômées vers des professions généralement prises par des hommes en montrant qu’elles faisaient de la logistique chaque jour sans le savoir. Pour le démontrer, Actiris a mis en scène une femme qui conduit ses enfants, fait les courses pour le barbecue de son mari, et range les provisions dans les armoires. Une image assez stéréotypée de la femme ! On pourrait en rire si cela ne faisait pas pleurer.
Dans l’associatif féminin et féministe, cela a créé un buzz négatif.
Mme Céline Fremault, ministre
.- Au sein de mon cabinet, certaines étaient hystériques.
Mme Viviane Teitelbaum
.- Nous nous en sommes doutés. C’est la première fois que nous avons une ministre féministe dans un gouvernement. Et avec vos compétences, cela fait deux fois plus mal. Les responsables en communication d’Actiris n’ont, semble-t-il, pas trouvé d’autres tâches qu’une femme pouvait accomplir dans la vie de tous les jours et qui demandaient des compétences en logistique. Les femmes se retrouvent donc confinées par une institution publique aux activités ménagères, aux soins aux enfants, et donc à la sphère domestique. La triste réalité est qu’elles s’en occupent deux fois plus que les
hommes (selon les statistiques), je ne dois pas vous le rappeler, mais ce message est déplorable.
Depuis 2011, la Région s’est engagée à intégrer la dimension de genre dans toutes ses politiques, y compris en matière d’emploi. Vous êtes vous-même à l’origine de textes sur l’égalité homme-femme, lorsque vous étiez parlementaire et que vous dénonciez fermement ces stéréotypes sexistes ! Je ne sais pas si Actiris est informée qu’une check-list genre a été publiée, à l’initiative de la chancellerie du
Premier ministre avec le soutien de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, en vue d’aider
les communicateurs à intégrer la dimension de genre au sein de leurs communications. Il faudrait peut-être en informer les communicateurs d’Actiris, leur donner une formation et leur dire que les stéréotypes sexistes appartiennent à une autre époque…
Les responsables en communication d’Actiris reçoivent-ils une formation en communication par rapport à l’égalité hommes-femmes afin de ne pas renforcer les stéréotypes sexistes sur le marché de l’emploi ?
Actiris bénéfice-t-elle de moyens en vue d’intégrer la dimension de genre dans sa politique de
fonctionnement ? Quelles initiatives ont-elles été prises à ce niveau ? Comment avez-vous réagi lorsque vous avez pris connaissance de cette communication ? Quelles mesures avez-vous prises pour que cela ne se reproduise plus ?
M. le président
.- La parole est à Mme Fremault.
.- Permettez-moi tout d’abord d’apporter quelques précisions concernant
votre interpellation. La Journée des Femmes qui s’est tenue le 17 septembre en vue de faire découvrir
aux femmes les formations en logistique a été organisée par Bruxelles Formation, et non par Actiris. Actiris n’a pas développé cette communication et c’est Bruxelles Formation qui en a pris l’initiative.
L’intervention d’Actiris a été limitée à la diffusion d’un message dans un nombre très limité de supports, dont Facebook. Mais vu l’image stéréotypée, Actiris en a immédiatement arrêté la diffusion. Actiris est pleinement consciente de son rôle dans la diffusion de tels messages. C’est la première fois que je suis confrontée à pareil cas. Actiris a toujours veillé au respect de l’approche intégrée de la dimension de genre (gender mainstreaming) dans toutes ses communications. Actiris développe actuellement une nouvelle campagne de communication en veillant à éviter tout cliché
et stéréotype et en favorisant les équilibres. Dans les fonctions et métiers sélectionnés, l’accent est mis sur le respect de la diversité, mais également la mise en situation d’hommes et de femmes dans des métiers extrêmement divers, évitant par là de véhiculer des clichés sexistes.
Actiris comprend un service Guichet de l’information sur la discrimination à l’embauche dont la mission principale est de détecter et de combattre les discriminations à l’embauche. Avec la décentralisation, ce guichet participe également à la sensibilisation sur la question du genre, aussi bien au sein d’Actiris qu’auprès des partenaires liés aux communes.
Avec le soutien du Pacte territorial pour l’emploi, des référents ont été désignés au sein de chaque antenne et ceux-ci ont tous reçu une formation en psychologie sociale ainsi que sur la législation en vigueur. Afin de combiner formation et action concrète sur le terrain, des ateliers, avec les référents désignés sur la base de critères, ont été organisés afin de les sensibiliser tant sur les discriminations actives que passives et dont ils n’avaient pas conscience.
Le guichet a aussi lancé une initiative en concertation avec l’Institut pour l’égalité des femmes et des
hommes, dans la perspective d’une meilleure information sur cette problématique.
La dimension du genre continue d’être intégrée dans le fonctionnement d’Actiris, sans que des budgets
supplémentaires n’aient été récemment alloués. C’est également le rôle du directeur de la diversité, qui ne manque pas de sensibiliser les membres du personnel notamment lors de leur entrée dans l’organisation (…)
Mme Viviane Teitelbaum
.- Si vous avez pris des mesures c’est bien, mais concernant le directeur de la diversité, je voudrais attirer votre attention sur un élément. Hier, au Parlement des femmes, nous avons bien insisté sur la différence entre l’importance du respect de la diversité et du respect de l’égalité hommes-femmes,
qui sont deux choses totalement différentes. Au-delà de la personne de la ministre actuelle, il importe que les administrations prennent conscience du fait que l’égalité hommes-femmes et les droits des femmes concernent 52% de la population, ce qui ne peut pas être assimilé à quelque minorité que ce soit. Il s’agit de deux problématiques très différentes. Le manager de la diversité n’est pas forcément un garant du respect de l’égalité hommes-femmes.

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A quand les travaux promis aux Ixellois-e-s?

1842619948_b97583930z1_20130611145634_000_g3osp75i1-0Mon interpellation sur les travaux de la chaussée de Wavre à la ministre Grouwels, en commission du 6/11/2013
Mme Viviane Teitelbaum
.- Dans le triangle formé par les chaussées d’Ixelles et de Wavre et la rue de la Paix, le projet de réaménagement vise non seulement la fluidité du trafic pour plus de sécurité et de confort pour les piétons et les vélos, mais aussi l’amélioration globale de la convivialité de ce quartier commerçant en renouvelant et en homogénéisant les revêtements des chaussées, trottoirs et places de stationnement et en plantant de nouveaux alignements d’arbres. Ce point est important car il entraîne une attitude générale : lorsque les trottoirs sont défoncés, les gens ont plus facilement tendance à les parsemer de crasses… Tout est lié !
Il est donc difficile de mener le combat pour un comportement citoyen et contre la malpropreté quand les trottoirs sont dans le piteux état qu’on leur connaît depuis trop longtemps. Nous avons en effet l’impression d’abandonner un quartier sur le plan des travaux à réaliser et de l’infrastructure !
N’oublions pas de rappeler le danger que cela représente pour les piétons au quotidien. J’en ai moi-même fait les frais ! Je suis tombée à plusieurs reprises. C’est aussi le cas de vieilles personnes. Et je ne mentionne pas les poussettes qui ne peuvent pas passer… Les choses se détériorent depuis beaucoup trop longtemps !
Les travaux devaient, après négociations, se faire en phases, débutant chaussée d’Ixelles en partant de la place Flagey vers la Porte de Namur, pour ensuite rejoindre la chaussée de Wavre.
Vous annonciez il y a un an que ces travaux de réaménagement devaient être effectués chaussée de Wavre à la rentrée 2013. Pourtant, ceux-ci n’ont toujours pas commencé. De plus, il semblerait qu’ils aient été reportés au début de 2014, puis à l’été et enfin à la rentrée scolaire prochaine. Personne ne semble pouvoir fournir de réponse claire au sujet de ces délais. Quelle est la raison du report de ces travaux ? Quand commenceront-ils ?
Concernant la tramification du 71, des négociations sont effectivement en cours avec la commune d’Ixelles, dont la position reste très claire : des solutions pénalisant à nouveau les citoyens car
balafrant une commune riche en étudiants, usagers de trains et donc de gares, et occasionnant de nouvelles ruptures de charges et de nouvelles balises supprimant les correspondances directes, constituent un non-sens total ! Couper Ixelles et ses habitants du centre de la ville est inacceptable. Ce n’est pas une alternative!

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Mme Grouwels, il ne suffit pas de dire que le problème n’existe pas pour qu’il disparaisse!

060903-wien-1Ma question orale à la ministre Grouwels chargée des travaux publics et des transports, concernant “le niveau de vibration généré par les trams T 2000″ en commission parlementaire du 6 novembre 2013

Mme Viviane Teitelbaum.- Ce n’est pas la première fois que le tram de type T 2000 donne lieu à des doléances de riverains au sujet des vibrations qu’il engendre, et il faut reconnaître que la STIB ne ménage pas ses efforts pour arriver à réduire ces désagréments mentionnés à maintes reprises. J’ai d’ailleurs déjà interpellé plusieurs fois sur le sujet.
Certes, chacun est bien conscient qu’une solution radicale consisterait à envoyer ces 51 véhicules - qui ne sont pas utilisés de façon intensive sur le réseau - à la casse. Mais ces trams n’ont qu’une vingtaine d’années d’existence et la durée de vie normale des trams de notre réseau tourne autour des 40 ans.
Toutefois, il n’est pas possible de continuer pendant 20 ans à tenter d’atténuer d’une façon ou d’une autre les nuisances causées par le passage des T 2000.
Faut-il continuer à entretenir la polémique sur l’utilisation des T 2000 ou envisager de façon critique quel avenir réserver à ces véhicules qui, de surcroît, manquent de convivialité dans leur aménagement intérieur ?
Dans le passé, la STIB a procédé en ses ateliers au reconditionnement d’anciens tramways et créé des véhicules d’une plus grande capacité à partir de modèles standard. Tel fut notamment le cas des 43 trams de type 4000 réalisés dans les ateliers de la STIB.
La STIB, en concertation avec le fournisseur des T 2000, a-t-elle envisagé de retirer ces trams et de les transformer, avec le concours du fournisseur, en une version qui éliminerait la source des inconvénients que présentent les modèles T 2000 ?
N’est-il pas possible de récupérer de ceux-ci toute l’électronique et les autres composants récupérables, qui pourraient alors être montés dans de nouvelles structures ?
Il est incontestable que le fournisseur des T 2000 peut aussi contribuer à un certain effort pour effacer l’image de marque déplorable de ces premiers véhicules à plancher surbaissé !
Aujourd’hui, les doléances se retrouvent essentiellement du côté de la place Meiser, où l’infrastructure a pourtant été réalisée suivant des méthodes modernes (tapis antivibratoires) réduisant les effets de vibration lors du passage d’un tram.
Dès lors, la STIB a-t-elle examiné de façon détaillée avec le fournisseur les possibilités d’éliminer de façon durable les inconvénients engendrés par ces véhicules T 2000 ? Une solution de reconditionnement est-elle réaliste ?
Pourquoi, pendant une vingtaine d’années, les trams T 2000 ont-ils circulé (et continuent d’ailleurs à le faire) dans le sud de Bruxelles sans donner lieu à des doléances répétées alors que, place Meiser, celles-ci se font particulièrement vives ?
La ministre répond que dès la mise en service des trams T2000 en 1993, les problèmes de transmission des vibrations au passage des trams sur les appareils de voie ont été identifiés et, depuis lors, plusieurs démarches ont été entreprises vis-à-vis du constructeur afin d’appliquer une solution aux véhicules mêmes. Sachant que le problème est lié à la conception même des roues motrices, associées au moteur sans bogie classique, les possibilités de modification sont quasiment inexistantes.
(…)
Le cas particulier de la place Meiser est fort heureusement isolé et lié à un contexte très spécifique que l’on n’a pas rencontré ailleurs sur le réseau. Contrairement à ce que vous dites, il y a eu des plaintes relatives aux lignes exploitées en T2000 ailleurs sur le réseau, mais dans tous les cas, lors du renouvellement des rails avec dispositif antivibrations, les problèmes ont été résolus.
Un reconditionnement des T2000 à l’instar de ce qui avait été fait dans les années 1950 et 60 dans les ateliers de la STIB ne serait plus possible aujourd’hui et n’apporterait, en outre, pas de solution au problème auquel nous sommes confrontés, puisqu’il s’agit d’un problème conceptuel des bogies et des roues.
Les trams modernes contiennent aujourd’hui une technologie de pointe d’une tout autre nature que celle qui équipait les trams des années 50. À cette époque, nos techniciens étaient capables de construire de nouveaux trams avec deux anciens mis ensemble avec une caisse supplémentaire. Une telle prouesse ne serait plus possible aujourd’hui.
Un tel choix permettrait certes d’agrandir les T2000 qui souffrent aussi de leur petite taille, mais ne permettrait pas de résoudre le problème des vibrations, et ce pour un coût impossible à amortir sur la durée de vie restante de ces trams.

M. le président.- La parole est à Mme Teitelbaum.
Mme Viviane Teitelbaum.- Merci pour vos réponses. Je ne peux pas être d’accord avec vous quant aux nouveaux rails, qui n’occasionneraient plus de vibrations. Avenue du Pesage, par exemple, plusieurs riverains ont expliqué qu’ils avaient des problèmes de vibrations, et même plus depuis la pose des nouveaux rails.
Mme la ministre, il ne suffit pas de dire que le problème n’existe pas pour qu’il disparaisse.

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Agence de stationnement?

200_200_parking_4Mon interpellation à la ministre Grouwels chargée des travaux publics et des transports, concernant “l’agence de stationnement” en commission du 6/11/2013

Mme Viviane Teitelbaum.- L’ordonnance du 22 janvier 2009 instituait l’Agence du stationnement de la Région de Bruxelles-Capitale (désormais parking.brussels), normalement effective depuis le 12 janvier 2011.
Celle-ci a notamment pour mission de mettre en œuvre la politique et donc le plan de stationnement avant le 1er janvier 2014, date à laquelle ce plan s’appliquera à toute la Région. L’agence devra donc, par exemple, assurer une bonne transition entre les communes et la Région pour la gestion du stationnement sur les voiries régionales.
Malheureusement, les choses sont encore très floues pour les communes, et pour la Région elle-même, et aujourd’hui, parking.brussels ne semble pas être capable de faire face à ses nouvelles responsabilités. Nous approchons à grands pas de la nouvelle échéance et nous avons l’impression que peu de choses se clarifient.
Où en est la mise en place de parking.brussels ? Comment l’agence sera-t-elle organisée ? Combien d’employés sont-ils prévus pour y travailler dès janvier 2014 ?
Avez-vous pris contact avec des communes pour organiser cette transition ? Dans l’affirmative, avec lesquelles ?
La structure est-elle suffisamment opérationnelle pour que vous puissiez assurer aux communes, qui connaissent déjà des difficultés financières énormes, qu’elles ne risquent pas de perdre les rentrées que leur apportent leurs Plans d’action communaux de stationnement (PACS) ?
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Sa réponse était (…)Six personnes ont été engagées comme agents du ministère et pourront être transférées à l’agence dès que possible. La commission de sélection examine les candidatures reçues pour les mandats A5 et A4+ ouverts par le gouvernement. Dès que la commission aura rendu son avis, le gouvernement tranchera. Les nominations sont espérées pour janvier 2014.
En 2012, le plan d’affaires de parking.brussels a été présenté aux dix-neuf communes bruxelloises. Actuellement, aucune commune n’a approché l’agence avec l’intention de lui confier une des missions prévues par l’ordonnance.
Les recettes du stationnement sont directement perçues par les communes sur la totalité de leur territoire, voiries régionales comprises. Comme aucune d’elles n’a confié le contrôle de son stationnement à parking.brussels, elles devront toutes reverser 15% de leurs recettes nettes du stationnement sur le compte de l’agence afin que celle-ci puisse exécuter ses missions.(…)

Viviane Teitelbaum: Six personnes ont été engagées pour gérer parking.brussels. Ce sont elles qui
vont aider les communes dans la phase de transition ? Leur rôle va-t-il prendre de l’ampleur ?
Vous dites qu’aucune commune n’a encore demandé de basculer vers l’agence. Mais sur quelle base le feraient-elles ? La Région peut-elle affirmer aujourd’hui que les revenus des communes sont garantis dans la cadre du Plan régional de politique du stationnement (PRPS) ? En basculant et en rentrant dans le schéma proposé, ne vont-elles pas risquer de perdre une grande partie de leurs rentrées financières ? Quelle commune pourrait-elle se le permettre ?
Vous dites que les communes qui ne basculent pas doivent payer à la Région 15% de leurs revenus tirés du au stationnement. Soit, mais si l’on veut éviter de payer en basculant dans le nouveau dispositif, celui-ci n’est pas encore prêt. Comment les communes pourraient-elles répondre à vos attentes, si l’agence n’est pas prête ? Demander ces 15% n’est pas correct.
Quant à la question de M. Kir sur la contradiction dans le texte, vous rétorquez qu’il s’agit d’une année transitoire. Mais cela ne répond pas à la question de ce qui est attendu au 1er janvier.
Vous dites que l’agence se met en route. On s’en réjouit, mais, nous aussi, on voudrait bien se mettre en route !
Mme Viviane Teitelbaum.- L’agence est-elle donc prête à se charger de la perception des redevances ? Mme Brigitte Grouwels, ministre.- Elle sera prête à le faire si une commune le demande. Des personnes
seront engagées pour le faire.
Mme Viviane Teitelbaum.- Quand vous dites que des alternatives seront présentées après la phase de transition, que l’agence sera prête plus tard, je perçois une inversion dans la préparation.
Mme Brigitte Grouwels, ministre.- Ce dossier comporte de nombreux éléments techniques. C’est auprès des responsables de parking.brussels que les communes trouvent les réponses à leurs questions concrètes. Cette discussion a lieu entre l’agence et les communes, et pas au niveau du parlement puisque son travail à ce sujet est terminé.
Si les parlementaires souhaitent également connaître les réponses à ces questions techniques, il serait peut- être intéressant de demander aux responsables de parking de venir y répondre.

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“le retour du tram 94 un jour par an”.

tram94Mon interpellation à la ministre Grouwels, chargée des travaux publics et des transports, concernant “le retour du tram 94 un jour par an” en commission du 6 novembre 2013 au Parlement bruxellois.

Mme Viviane Teitelbaum.- Pour la douzième fois consécutive, la Région de Bruxelles-Capitale a connu une journée sans voiture. Je ne prendrai aucune position sur le bien-fondé d’une telle opération, abandonnée par ailleurs dans les autres capitales du monde. Ce jour-là, la ville a pris un autre visage laissant aux promeneurs et cyclistes la possibilité d’arpenter les artères de la ville, où seuls les bruits des moteurs de bus et taxis, les grincements de roues des trams sur les rails et les bruits des oiseaux étaient largement perceptibles.
Mon propos n’est pas de m’interroger sur les résultats d’une telle journée au cours de laquelle nombre de commerces ont été contraints de fermer ou ont dû constater un certain manque à gagner. Par contre, cette journée a permis aux habitués des déplacements urbains en voiture de découvrir une autre ville et ses moyens de transport.
Le non-initié a ainsi pu se déplacer du bout de l’avenue Louise jusqu’à l’église royale Sainte-Marie en empruntant le tram 94. S’il avait apprécié les facilités d’une telle liaison et voulu répéter ce déplacement le lundi suivant, il aurait eu la désagréable surprise de ne plus retrouver le tram 94 le menant au Botanique de façon directe depuis le haut d’Ixelles. Il aurait été contraint de quitter le tram 94 place Louise et de subir une pénible rupture de charge pour enfin arriver au Botanique.
Est-il logique de n’offrir aux usagers une possibilité de déplacement bien appréciable entre le haut d’Ixelles et le Botanique qu’un seul jour par an, et de faire croire aux usagers occasionnels à des facilités de déplacement qui n’existent pas dans la réalité quotidienne ?
Ce n’est pas la première fois que je vous interpelle au sujet de la possibilité de prolonger la ligne du tram 94 jusqu’à l’église royale Sainte-Marie. Il faut maintenant constater que la STIB a préféré, début septembre, procéder à une scission définitive de cette ligne 94, en créant par la même occasion la ligne 93.
N’est-il pas surprenant de constater que quelques jours plus tard, lors de la journée du 22 septembre, la STIB reconnaissait de façon implicite l’intérêt pour les usagers de prolonger la ligne 94 au-delà de Louise ?
Pourquoi la liaison offerte le 22 septembre par la ligne 94 ne peut-elle être appliquée tout au long de l’année ?
La STIB a-t-elle estimé le nombre de personnes qui ne seraient plus contraintes de procéder à une correspondance forcée à Louise, ce qui serait de nature à diminuer leur temps de parcours ?
La STIB ne pourrait-elle procéder à une période d’essai de la prolongation de la ligne 94 jusqu’à l’église royale Sainte-Marie, afin d’évaluer cette alternative en toute objectivité ?
Selon la ministre, le dimanche sans voiture est une journée particulière au niveau des comportements de mobilité. Pendant cette journée, le cœur du Pentagone concentre un nombre d’activités bien plus important qu’un dimanche normal. C’est la principale raison pour laquelle la STIB a opté pour le prolongement temporaire de la ligne 94 à travers le Pentagone, le terminus le plus proche se situant à l’église royale Sainte-Marie.
Bien qu’a priori, tout prolongement de ligne puisse être intéressant pour les voyageurs concernés, prolonger la ligne 94 le reste de l’année n’apparaît pas comme une priorité.
Ensuite elle évoque les coûts de l’exploitation supplémentaire d’un prolongement de près de trois kilomètres pour une ligne qui circule à haute fréquence, c’est-à-dire à raison d’un tram toutes les six minutes durant les heures de pointe.

Mme Viviane Teitelbaum.- Vous dites qu’il ne faut pas prolonger la ligne car la rupture de charge fait l’affaire ? Je n’ai pas bien compris. En journée, la ligne 92 ne suit donc pas la ligne 94 et vous dites que les lignes 93 et le 94 apportent suffisamment de réponses ? Ce n’est pas très clair.
(Remarques de Mme Grouwels)
Je veux bien recevoir la réponse par écrit car ma question était très simple. Y avait-il moyen de diminuer la contrainte de la rupture de charge pour les usagers ? Vous dites non et expliquez pourquoi mais vous ne répondez pas pour autant à ma question ! Ils descendent à cet arrêt pour prendre le 92 ou le 93 et continuent donc leur trajet !

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